jeudi, 24 décembre 2009
Copenhague : l'ONU appelle au calme
Interrogé par l'AFP, Yvo de Boer, le Monsieur Climat des Nations Unies, appelle à l'apaisement après les accusations, portées notamment par la Grande-Bretagne, la France et la Suède, contre des pays jugés responsables de l'accord décevant conclu à Copenhague.
"Nous devons travailler ensemble de manière constructive, alors que des pays se rejettent les uns sur les autres dans les médias la responsabilité de ce qui s'est passé, ces mêmes pays qui vont devoir retourner à la table des négociations l'année prochaine en étant ouvertement disposés à travailler ensemble", a dit le secrétaire exécutif de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC).
Estimant que ces accusations sont "mauvaises pour l'atmosphère", Yvo de Boer demande qu'on considère l'accord pour ce qu'il est : "Une orientation qui peut nous aider dans les nouvelles négociations".
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mardi, 15 décembre 2009
Copenhague : l'appel de l'ONU aux dirigeants
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé hier les 115 dirigeants du monde qui se rendront en fin de semaine à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague à ne plus tergiverser et à conclure un accord pour arrêter le réchauffement du climat.
Chaque pays doit contribuer
M. Ban, qui s'exprimait dans le cadre de sa conférence de presse mensuelle à New York avant de s'envoler pour la capitale danoise, a évoqué une « semaine critique . »
Il a ajouté : « C'est maintenant le moment d'agir » alors que « rarement dans l'histoire, un choix n'a été aussi clair. Nous pouvons aller de l'avant vers un avenir de croissance verte qui soit supportable ou nous pouvons continuer de descendre la pente menant à la ruine ».
Selon lui, il n'est plus temps de tergiverser, de prendre des poses ou d'adresser des reproches : « Chaque pays doit apporter sa contribution pour conclure un accord à Copenhague ».
Il a indiqué que son appel s'adressait plus particulièrement aux négociateurs pour qu'ils redoublent d'efforts cette semaine.
Car, a-t-il mis en garde, « si on laisse aux dirigeants le soin de tout résoudre à la dernière minute, nous risquons d'avoir un accord faible – voire pas d'accord du tout. Et il s'agirait d'un échec aux conséquences potentiellement catastrophiques ».
Réplique aux climato-sceptiques
Il a rappelé que des tentatives de faire dérailler le processus avaient eu lieu dernièrement, certains prétendant que la science n'avait pas d'avis tranché sur le changement climatique : « Ils ont tort. La science est claire et bien établie. Le changement climatique est avéré, nous en sommes la cause première, et c'est à nous – ici et maintenant – d'y faire face ».
« Certes, les négociations sont difficiles et complexes » mais « elles sont parmi les plus ambitieuses jamais entreprises par la communauté mondiale ».
Alors que les gaz à effet de serre continuent d'augmenter, alors que les conséquences climatiques grimpent en flèche, « la nature ne négocie pas », a-t-il rappelé. A Copenhague, il faudra donc faire preuve d'esprit de compromis et de bon sens ».
Si Copenhague n'est qu'un début, il doit néanmoins nous permettre d'anticiper les implications financières à moyen et long terme de la lutte contre le changement climatique : « Il est essentiel que nous quittions Copenhague avec une compréhension claire de la manière dont nous répondrons au défi financier jusqu'en 2020 ».
Ban Ki-moon, qui s'est toutefois dit « confiant » avant de prendre l'avion pour le Danemark, a annoncé par ailleurs qu'il nommerait aujourd'hui la Kenyane Wangari Maatha, prix Nobel de la paix en 2004, Messagère de la paix sur les questions du changement climatique.
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samedi, 05 décembre 2009
La France propose une taxe internationale et une Organisation mondiale de l'environnement
Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, se rendra lundi à New York où il discutera avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki- moon, de deux projets en faveur du développement durable.
Bernard Kouchner présentera un projet de "contribution solidaire internationale", une taxe de 0,005% sur les transactions financières visant à financer l'amélioration de la sécurité alimentaire, l'éducation, la santé, la lutte contre le changement climatique, etc.
Selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères, cette initiative est soutenue par 58 pays, les principales organisations internationales et plusieurs ONG.
Le ministre français proposera également la création d'une Organisation mondiale de l'environnement, "qui aura vocation à fédérer des outils aujourd'hui dispersés entre près de 500 accords multilatéraux de protection de l'environnement" .
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jeudi, 26 novembre 2009
Climat : l'ONU croit désormais un accord possible
L'optimisme est revenu du côté des Nations Unies.
Selon l'organisation internationale, les récentes annonces de réduction des émissions de CO2 faites par le Chine et les USA sont de bons signes avant le sommet de Copenhague sur le climat, qui débute dans dix jours.
"L'engagement américain sur des objectifs chiffrés à moyen terme de réductions d'émissions et l'engagement de la Chine à des actions spécifiques sur l'efficacité énergétique peuvent ouvrir les dernières portes vers un accord global", indique Yvo de Boer, le responsable des négociations sur le climat à l'ONU, dans un communiqué.
Mais cet optimisme n'est que relatif. "Nous attendons toujours la clarté de la part des pays industrialisés sur un financement à grande échelle pour les pays en développement en vue d'actions immédiates et de long terme sur le climat", rappelle Yvo de Boer.
16:04 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague, onu
samedi, 21 novembre 2009
Les femmes, principales victimes du changement climatique, selon les Nations Unies
Les femmes sont les principales victimes du changement climatique mais sont jusqu'à présent largement ignorées dans le débat sur les moyens d'affronter la hausse du niveau de la mer, les sécheresses et la fonte des glaciers, selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) publié mercredi.
Les pauvres en première ligne
« Les femmes pauvres vivant dans les pays pauvres sont parmi les plus durement touchés par le changement climatique, même si elles y ont le moins contribué », déclare la directrice exécutive du UNFPA, Thoraya Ahmed Obaid à l'occasion de la publication de ce rapport intitulé "L'état de la population mondiale 2009."
Les pauvres sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, et la majorité des 1,5 milliard de gens vivant avec 1 dollar ou moins par jour sont des femmes.
Selon le rapport, les pauvres ont plus de chance de dépendre de l'agriculture pour survivre et sont donc menacés par la faim ou risquent de perdre leurs moyens de subsistance quand il y a des sécheresses, que les pluies deviennent difficiles à prévoir et que les ouragans frappent avec une force sans précédent.
Les pauvres vivent souvent dans les zones en marge menacées par les inondations, la montée des eaux et les tempêtes.
La maîtrise de la fécondité cruciale pour le climat
En outre, les femmes ont plus de risques que les hommes de mourir lors de catastrophes naturelles, notamment quand les revenus sont faibles et que les différences de statut sont importantes, souligne le rapport.
Le document montre que les investissements qui aident les femmes à se prendre en charge économiquement, en particulier l'éducation et la santé, ont un effet bénéfique sur le climat.
Les femmes qui ont accès à l'éducation ont tendance à avoir moins d'enfants et des familles en meilleure santé, ce qui contribue à ralentir la croissance démographique et les émissions de gaz à effet de serre.
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vendredi, 20 novembre 2009
Ban Ki-Moon parlera climat au Commonwealth
Le changement climatique sera au centre de la visite du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à Trinidad-et-Tobago vendredi 27 novembre, où il rencontrera les chefs de gouvernement du Commonwealth rassemblés pour une réunion bisannuelle, a indiqué hier sa porte-parole.
“Le secrétaire général espère attirer l'attention de ces dirigeants sur les questions clés qui nécessitent leur engagement dans les négociations sur le changement climatique, en particulier, en ce qui concerne l'atténuation et le financement”, a-t-elle dit lors d'un point de presse. "Le secrétaire général espère susciter un élan pour obtenir un résultat ambitieux à Copenhague".
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Climat : l'ONU croit au succès de Copenhague
Alors que l'échec du sommet climatique de Copenhague est souvent pronostiqué, la presse américaine rapporte aujourd'hui des propos résolument optimistes d'Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, qui supervise les négociations internationales sur le climat.
"Je n'ai absolument aucun doute que ce sera un succès", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à New York. "J'ai vu des informations récentes selon lesquelles Copenhague a échoué avant même d'avoir commencé et je dois dire qu'elles sont tout simplement fausses".
Des louanges pour Obama
Pour justifier son optimisme, Yvo de Boer s'appuie sur des avancées tangibles de pays en développement (Brésil et la Corée du Sud), qui viennent d'annoncer "des plans nationaux ambitieux qui réduiront très, très sensiblement les émissions" de gaz à effet de serre et sur les prises de position du Japon à propos du financement de l'aide aux pays pauvres.
Plus globalement, Yvo de Boer rappelle que "la prise de responsabilité politique que de nombreux dirigeants ont promise lors du sommet de l'ONU sur le climat en septembre est là, elle est vivante et elle va conduire au succès à Copenhague".
Enfin, le patron de l'ONU sur le dossier climatique a souligné le "courage et le sens de l'Etat" de Barack Obama et s'est dit "certain que le président américain pourra aller à Copenhague avec un objectif précis (de réduction d'émissions) et un engagement financier".
11:39 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, climat, copenhague
jeudi, 12 novembre 2009
ONU : les cinq lauréats du prix SEED 2009
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) annonce que des projets sociaux et environnementaux en cours du Zimbabwe, du Bangladesh, de la Colombie, de l'Afrique australe, de l'Inde et du Niger sont les lauréats du Prix SEED 2009.
Le prix reconnaît comme prometteuses les jeunes entreprises locales qui travaillent dans les pays en développement pour améliorer les moyens de subsistance, lutter contre la pauvreté et gérer durablement les ressources naturelles.
Les cinq lauréats 2009, sélectionnés par un jury international, sont :
- une association de petites exploitantes agricoles du Zimbabwe qui s'efforcent d'inverser la dégradation particulièrement grave des sols grâce à l'agriculture biologique ;
- une ONG du Bangladesh qui a développé une lanterne solaire à faible coût à partir de pièces recyclées de lanterne à kérosène ;
- une association en Colombie qui a fixé des normes environnementales pour les mineurs locaux ;
- les organisations de la société civile en Afrique Australe et en Inde qui développent des protocoles bio-culturels ;
- les institutions du Niger, qui ont développé des systèmes solides de gestion durable des déchets pour aider à rendre les villes propres.
Achim Steiner, secrétaire général adjoint et directeur exécutif du PNUE, a déclaré : "Les lauréats du Prix SEED 2009 nous montrent qu'une faible émission de carbone, une meilleure efficacité dans l'exploitation des ressources et une économie verte sont plus des affaires de pays en développement avec de fortes communautés rurales qu'une affaire de pays développés. Ces initiatives inspirées génèrent de multiples avantages économiques, sociaux et environnementaux et ils sont souvent atteints en luttant contre des pressions énormes. Le défi consiste maintenant à les intensifier. "
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samedi, 07 novembre 2009
Copenhague : l'ONU espère toujours ...
L'ONU espère toujours que les pays seront en mesure de conclure un traité fort sur la lutte contre le changement climatique à Copenhague en décembre, alors qu'une dernière séance de négociations s'est achevée hier à Barcelone sans avancées tangibles.
Yvo de Boer : "Je reste toujours confiant"
«Copenhague peut et doit être un tournant dans la lutte internationale contre le changement climatique – je reste toujours confiant qu'on y arrivera », a déclaré Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), lors d'une conférence de presse à Barcelone.
« Une combinaison forte d'engagement et de compromis peut et doit rendre cela possible », a-t-il ajouté.
Pas de progrès sur les points clés à Barcelone
A Copenhague, les gouvernements doivent se mettre d'accord sur un traité sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre qui doit succéder au Protocole de Kyoto arrivant à expiration en 2012.
Plus de 4 500 participants de 181 pays ont participé à des négociations pendant cinq jours dans la ville espagnole.
Selon l'ONU, des progrès ont été réalisés sur les questions de l'adaptation, la coopération technologique, la réduction des émissions dues à la déforestation dans les pays en développement et les mécanismes de versement de fonds pour les pays en développement.
Peu de progrès en revanche ont été faits sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à moyen terme par les pays développés et sur le financement, selon un communiqué du CCNUCC.
Ce sont deux questions clés qui permettraient aux pays en développement de limiter la croissance de leurs émissions et de s'adapter aux effets du changement climatique.
Besoin d'un leadership au plus haut niveau
«Sans ces deux pièces du puzzle, nous n'aurons pas d'accord à Copenhague», a déclaré M. de Boer, pour qui « un leadership au plus haut niveau est nécessaire pour débloquer » la situation. « J'attends des pays industrialisés qu'ils relèvent leurs ambitions », a-t-il ajouté. « J'attends des pays industrialisés de la clarté concernant leur engagement en matière de financement à court et long terme ».
Selon lui, les pays développés auront besoin de fournir au moins 10 milliards de dollars pour permettre aux pays en développement de développer immédiatement des stratégies d'adaptation et de croissance à faibles émissions et de construire des capacités internes.
09:10 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, copenhague, climat
vendredi, 06 novembre 2009
Lutte contre la déforestation : le programme ONU-REDD monte en puissance
Le troisième conseil de la politique du programme ONU-REDD de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts a accueilli cinq nouveaux pays.
L'Argentine, le Cambodge, l'Équateur, le Népal et le Sri Lanka sont les premiers à demander officiellement à participer au programme ONU -REDD, en plus des neuf pays fondateurs.
Une vingtaine de pays ont exprimé leur intérêt pour le programme et d'autres encore devraient en faire partie.
Le dispositif prévoit la délivrance de certificats et de financements en contrepartie de mesures de maintien d'une forêt en bon état.
Partage d'expérience et coopération régionale
Les cinq pays ont souligné leur intérêt à bénéficier de l'expérience et des connaissances générées par le programme, en particulier sur les questions de mesures, les systèmes de vérifications de la conformité (MRV), et les consultations avec les administrations des peuples autochtones.
"L'adhésion au programme ONU-REDD va nous permettre de puiser dans l'expérience du programme et ses expertises", a souligné M. Carlos Leandro Fernandez, référent principal du programme en Argentine. "Nous avons des forêts à nos frontières avec la Bolivie, un pays qui a adhéré à ONU-REDD, et nous aimerions faire partie du processus visant à accroître la coopération entre les pays, et de créer une initiative régionale pour l'ONU-REDD."
37,4 millons de dollars approuvés
Le troisième conseil de la politique du programme ONU-REDD a approuvé le financement pour le programme national du Panama. Le Conseil de Direction a approuvé l'octroi de 5,3 millions de dollars pour aider le pays à se préparer.
Avec l'approbation du programme panaméen, le total des fonds approuvés pour le programme dans sa première année d'exploitation s'élève à 37,4 millions de dollars, soit 72,3% de son portefeuille de 51,7 millions.
Sur les six pays qui ont eu leurs programmes approuvés, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Viet Nam ont commencé à réaliser des activités de mise en place.
Le Danemark est devenu le deuxième donateur du programme de l'ONU-REDD après la Norvège, avec l'annonce d'un don de 2 millions de dollars.
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