mercredi, 02 décembre 2009

Greenpeace envahit l'Assemblée nationale

Alors que les députés français débattaient ce mercredi du sommet mondial pour le climat qui s’ouvre dans cinq jours à Copenhague, des activistes de Greenpeace se sont brièvement manifestés dans les tribunes publiques de l’Assemblée nationale. Ils ont déployé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : ” Aux actes, Monsieur le Président “. En fin de matinée, c’est sur le toit de l’Assemblée qu’ils les avaient étendues.

Relayant les 450 000 citoyens qui ont déjà signé la pétition de l’Ultimatum Climatique, Greenpeace demande à Nicolas Sarkozy" "d’être à la hauteur des enjeux environnementaux et de faire de Copenhague le succès dont notre planète a besoin".

Et l'ONG de poursuivre : "Pour y arriver, la France et les autres pays industrialisés doivent prendre à Copenhague au moins deux engagements : réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2020 ; mettre sur la table 110 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques".

Greenpeace estime que La France et l’Union européenne détiennent la clé du succès à Copenhague : "Elles doivent cesser de se cacher derrière les grands pays émergents comme la Chine ou l’Inde et ne pas se contenter de critiquer les Etats-Unis. Les premiers ont clairement montré qu’ils étaient prêts à agir. Les seconds affichent, certes, de faibles ambitions, mais l’Europe et la France ne font guère mieux ! L’Union européenne s’est engagée à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Or, elle atteindra ce chiffre mécaniquement, même si elle ne fait aucun effort supplémentaire. L’Europe se repose donc sur ses lauriers à l’heure où elle doit prendre le leadership et redoubler d’effort."  

samedi, 07 novembre 2009

Greenpeace : "Copenhague peut réussir ! "

Hier s’est achevée à Barcelone la dernière série de discussions avant le sommet international sur le climat de Copenhague (à partir du 7 décembre). Une nouvelle fois, ces négociations préparatoires ont montré le faible engagement des pays industrialisés, en particulier des Etats-Unis, affirme Greenpeace.

ACTIVISTAS POR EL CLIMA GREENPEACE

Pour symboliser cette obstruction de l’administration américaine, des militants de Greenpeace ont déployé, à Barcelone, une banderole autour d’une statue de Christophe Colomb. On pouvait y lire : « Chaos climatique : qui est le coupable ? ».

Les Etats-Unis principaux accusés
Ce monument commémore la découverte des Amériques par l’explorateur. Aujourd’hui, il pointe le doigt en direction du pays qui est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre et bloque en même temps toute perspective d’accord à Copenhague, dénonce l'ONG.

Et Greenpeace d'enfoncer le clou : "Cette semaine, à Barcelone, les Etats-Unis ont une nouvelle fois pesé de tout leur poids pour s’opposer à la signature d’un accord légalement contraignant. Ils affichent de faibles objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Leur projet de loi sur le climat est plombé par de lourdes concessions accordées à l’industrie."

L'ONG estime en revanche que "contrairement à ce que l’on entend souvent, les grands pays émergents contribuent davantage à l’obtention d’un accord pour sauver le climat que l’Union européenne ou les États-Unis."

Un appel à la mobilisation
Greenpeace estime que le moment est décisif : "Copenhague peut échouer si le manque de courage politique et d’ambitions des leaders des pays industrialisés, Barack Obama, Angela Merkel ou Nicolas Sarkozy, se confirme. Mais Copenhague peut réussir ! C’est encore possible et vous avez un rôle à jouer."

Et l'ONG lance un appel : "Vous pouvez faire pression sur les dirigeants politiques en signant notre pétition ” Ultimatum climatique “. Près de 300 000 personnes l’ont déjà fait. Il n’est pas trop tard pour nous mobiliser et faire de Copenhague le succès dont notre planète a besoin."

mardi, 13 octobre 2009

Greenpeace a occupé le toît de Westminster pour encourager les leaders occidentaux à agir

bt-uk.jpgLes militants de Greenpeace, qui occupaient le toît du Parlement britannique depuis dimanche pour alerter l'opinion sur le changement climatique, ont quitté les lieux hier soir et ont été interpellés par la police.

Le président du Parlement a indiqué qu'une enquête serait menée pour savoir comment une telle occupation avait pu être menée à bien sans que les services de sécurité aient pu l'empêcher.

Un message pour Brown, Merkel, Obama, Sarkozy
Sur son site, Greenpeace explique que son action s'adressait aux leaders des pays industrialisés : "A Bangkok, ils n’ont pas dit dans quelle mesure ils allaient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ils n’ont pas non plus expliquer comment ils aideraient les pays en développement à faire face aux dérèglements climatiques en cours et à s’adapter à eux. Tant que les Etats-Unis et l’Union Européenne refuseront de parler chiffres et pourcentages, les négociations piétineront, car les pays en développement attendent ce premier pas des pays riches pour s’engager à leur tour. Les nations industrialisées doivent reconnaître leur « dette climatique » à l’égard des pays du Sud : ce sont eux qui ont le plus pollué, mais c’est au Sud que les changements climatiques se feront le plus sentir."

Greenpeace appelle donc Gordon Brown, Angela Merkel, Barack Obama et Nicolas Sarkozy à relancer le processus de discussion.
"C’est pour les réveiller que nos activistes étaient dimanche et lundi sur le toit de Westminster, à Londres. Les grands pays occidentaux doivent s’engager pour le climat et réduire de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. La Norvège a annoncé la semaine dernière qu’elle le ferait en cas d’accord fort à Copenhague. Preuve que la balle est dans le camp des grandes puissances occidentales. A eux d’assumer leur rôle de leaders", explique l'organisation.

mardi, 29 septembre 2009

Le parti pris anti-européen de Greenpeace ...

Greenpeace vient de publier un étonnant communiqué sur la réunion de négociations de Bangkok.

Greenpeace sous le charme de l'Extrême-Orient
Sous le titre "Japon et Chine avancent, Etats-Unis et Europe traînent", l'ONG écrit notamment : "Ni les Etats-Unis, ni l’Union Européenne ne sont forces de proposition alors qu’ils sont les premiers responsables de la crise climatique actuelle. L’initiative est bien plus du côté de la Chine et du Japon. La semaine dernière, le président chinois, Hu Jintao, a annoncé sa volonté de réduire les émissions de CO2 de son pays, de développer les énergies non-fossiles et la surface forestière.
De son côté, le Premier ministre japonais a confirmé que son pays allait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020 (par rapport à 1990).
C’est la proposition la plus ambitieuse au sein des pays industrialisés (l’Union Européenne s’est fixé l’objectif de 20% et Barack Obama a parlé de seulement 4%).
"

Et de poursuivre :"Le Japon a également été le plus précis sur la question du financement de la lutte contre les dérèglements climatiques."

Des affirmations très surprenantes
Ces affirmations de Greenpeace sont très surprenantes.
Sur la Chine d'abord, l'annonce du président chinois est un pas positif, mais loin d'un grand bond en avant : il ne s'agit que de ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, d'infléchiir leur courbe en 2020 par rapport à 2005 et pas de les réduire en valeur absolue. De plus, la Chine n'avance aucun chiffrage.

Sur le Japon ensuite, les objectifs de réduction annoncés par le nouveau Premier ministre sont une excellente nouvelle mais ils sont très proches de ce que l'Europe a annoncé depuis longtemps : -25% pour les Japonais, - 20% et jusqu'à - 30% pour les Européens si un accord international solide est trouvé.
On ajoutera que si l'Europe respecte les objectifs de réduction des émissions résultant du protocole de Kyoto à l'horizon 2012, ce n'est pas absolument pas le cas du Japon.

Sur le financement, le Japon a des propositions mais l'Europe a aussi fait connaître un plan extrêmement précis. On peut le contester mais il est sur la table.

Le leadership repose sur l'Europe et le Japon
Greenpeace conclut son communiqué par ces mots : "Le monde manque d’un leadership clair en matière d’environnement."
Certes. Mais au lieu de désigner (sur des critères idéologiques plus que réels) les bons et mauvais élèves, Greenpeace ferait mieux d'encourager les convergences : l'Europe et le Japon sont aujourd'hui les mieux placés pour entraîner le monde vers un accord sérieux à Copenhague.

mardi, 11 août 2009

Greenpeace met les amoureux du vin de son côté pour demander un bon accord à Copenhague

vignobles-petrus.jpgDans une tribune publiée par Le Monde du 12 août, plus de 50 viticulteurs, chefs cuisiniers, sommeliers et œnologues appellent, aux côtés de Greenpeace, le président de la République et son ministre de l’Environnement à se positionner en leaders de la lutte contre les changements climatiques.

En effet, pour sauvegarder l’excellence des grands vins français et l’avenir de la production viticole française, un accord fort pour le climat devra être adopté à Copenhague en décembre prochain, estime l'organistion écologiste.

«Précocité des vendanges, grêles et chaleur à répétition, les effets des changements climatiques ne sont pas une fiction pour les viticulteurs ! explique Anaïz Parfait, chargée de mobilisation climat pour Greenpeace France. Ils rendent les vignes de plus en plus vulnérables et menacent à terme tout un pan de la culture française. Il n’y a plus de temps à perdre pour réagir ! Aujourd’hui, les travailleurs du vin ouvrent la voie aux autres secteurs prêts à se battre pour enrayer la crise climatique. »

In vino veritas
De la Champagne au Languedoc-Roussillon, en passant par la Bourgogne, les changements climatiques modifient peu à peu la spécificité des vins de terroirs français.
Liés à la notion de climat, ces terroirs, associés à des pratiques et à un savoir-faire à l’œuvre depuis des siècles, sont la clef des vins d’exception.
L’augmentation de la teneur en alcool et en sucre due au réchauffement climatique endommage la complexité aromatique des vins.

La tradition viticole française menacée
Si rien n’est fait aujourd’hui pour limiter le réchauffement climatique, les conséquences seront plus graves encore. Les vignes se déplaceront de 1000 kilomètres au-delà de leur limite traditionnelle d’ici à la fin du siècle, et il ne sera alors plus possible de préserver les terroirs, bases de la tradition viticole française., estime Greenpeace.
Ces impacts sont d’ores et déjà perceptibles en Bourgogne, où le pinot noir, cépage royal des grands crus, a des difficultés à s’adapter sur son territoire traditionnel.

A quatre mois des négociations onusiennes, Greenpeace estime que les leaders politiques doivent sortir le monde de l’impasse climatique et prendre des engagements pour réduire leurs émissions et financer notamment l’aide aux pays en développement.
« Les dirigeants du premier pays de culture viticole au monde ont le devoir d’être exemplaires dans le cadre des négociations de Copenhague, ajoute Anaïz Parfait. Nous avons espoir que les initiatives conjointes de la société civile comme celle-ci sauront convaincre les décideurs ! Notre avenir à tous en dépend. »

*Photo : vignoble Petrus.

dimanche, 09 août 2009

Greenpeace manifeste au Mexique pour que le sommet nord-américain s'engage sur le climat

activistas-de-greenpeace-exigi.jpgLe site de l'organisation Greenpeace au Mexique indique que ses militants ont mené une action hier à Guadalajara pour inciter les participants au sommet nord-américain à prendre des engagements dans le dossier du changement climatique.

Les manifestants ont affiché des banderoles sur la fontaine de Minerve, un des monuments les plus connus de Guadalajara où le président mexicain Felipe Calderon, Barack Obama et le Premier ministre canadien Stephen Harper participent, aujourd'hui et demain, au sommet de l'Association pour la sécurité et la prospérité de l'Amérique du nord (Aspan).

A quatre mois de la conférence internationale de Copenhague sur le climat, Greenpeace demande aux trois pays de se donner pour objectif de produire 40% de leur électricité à base de sources d'énergie renouvelables d'ici 2020.

dimanche, 02 août 2009

Greenpeace fait un état des lieux inquiétant de la fonte des glaciers du Groenland

L'Arctic Sunrise, un des bateaux de Greenpeace, est en expédition au nord ouest du Groenland depuis plus d’un mois afin de mesurer les impacts du changement climatique sur les glaciers de l'Arctique et du Groenland.

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mardi, 07 juillet 2009

Greenpeace a lancé un iceberg sur la Seine pour interpeller Sarkozy sur le climat avant le G8

L'organisation écologiste presse le président français d'affirmer le leadership européen dans la lutte contre le changement climatique.iceberg-grandeur-nature-der-2.jpg

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