jeudi, 24 décembre 2009

Copenhague : l'ONU appelle au calme

Interrogé par l'AFP, Yvo de Boer, le Monsieur Climat des Nations Unies, appelle à l'apaisement après les accusations, portées notamment par la Grande-Bretagne, la France et la Suède, contre des pays jugés responsables de l'accord décevant conclu à Copenhague.

"Nous devons travailler ensemble de manière constructive, alors que des pays se rejettent les uns sur les autres dans les médias la responsabilité de ce qui s'est passé, ces mêmes pays qui vont devoir retourner à la table des négociations l'année prochaine en étant ouvertement disposés à travailler ensemble", a dit le secrétaire exécutif de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC). 

Estimant que ces accusations sont "mauvaises pour l'atmosphère", Yvo de Boer demande qu'on considère l'accord pour ce qu'il est : "Une orientation qui peut nous aider dans les nouvelles négociations".

Copenhague : Obama comprend la déception

"Je pense qu'il est justifié que les gens soient déçus du résultat à Copenhague", a dit le président américain dans une interview accordée à PBS Newshour.

"Ce que j'ai dit avant tout, c'était que, plutôt que de voir un effondrement total à Copenhague, où rien n'aurait été fait et qui aurait été un immense recul, nous avons au moins tenu bon d'une certaine manière et n'avons pas trop reculé par rapport à là nous étions", a-t-il dit.

Concernant la mise en cause par plusieurs dirigeants occidentaux de l'attitude de la Chine, BaracK Obama s'est montré prudent, se contentant de noter que la délégation chinoise "évitait les négociations". 

Sa conclusion reste ouverte : "Au moins avons-nous été capables de nous accorder sur des objectifs non contraignants légalement pour tous les pays - pas seulement les Etats-Unis, pas seulement l'Europe, mais aussi la Chine et l'Inde qui, lorsqu'on se projette dans l'avenir, seront les plus gros émetteurs au monde" de gaz à effet de serre.

mercredi, 23 décembre 2009

Copenhague : l'Europe victime ou pionnière ?

L'accord de Copenhague va-t-il désavantager l'Europe sur le plan économique puisque le Vieux Continent s'est déjà engagé dans une politique de réduction de 20% de ses émissions de gaz à effet de serre alors que ses concurrents ne sont soumis à aucune contrainte ?

Les patrons inquiets pour la compétitivité des entreprises
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a exprimé la déception et les craintes des chefs d’entreprise français au micro d’Europe 1 (21 décembre) : « Les  entreprises sont d’autant plus déçues qu’elles ont des engagements contraignants, qu’elles ont acceptés, et il va y avoir un déficit, un handicap de compétitivité par rapport à des entreprises d'Asie ou d'Amérique du sud ».

Pour les patrons européens, la situation serait quasiment ingérable si l'Europe décidait de porter son objectif de réduction à 30% comme elle l'envisageait si un accord ambitieux avait été trouvé à Copenhague et comme le demandent les élus Verts et certaines ONG.

Les représentants de la sidérurgie européenne se sont déjà manifestés, demandant à l’Union Européenne de s’engager à ne pas relever la barre des objectifs de réduction des émissions à -30%.

Les politiques réfléchissent à une nouvelle stratégie
Sur le plan politique, l'Union européenne a exprimé sa déception.

Hier, lors de la réunion  des les ministres européens de l'Environnement, leur homologue suédois a résumé ainsi l'état d'esprit général : « Nous devons convenir d'une nouvelle stratégie après le désastre de la semaine dernière.  Copenhague est un premier pas et nous allons continuer à chercher un accord juridiquement contraignant, ce sera la tâche de la présidence espagnole. »

L'hypothèse de l'adoption d'une taxe carbone applicable aux produits importés des pays les plus pollueurs et les plus réticents à toute contrainte (notamment la Chine) a refait surface.

Mais cette proposition, soutenue avant Copenhague par Sarkozy et Merkel, ne fait pas l'unanimité.

Aux yeux de beaucoup, cette taxe serait l'arme ultime si les autres pays ne s'engagent pas davantage.
Réponse d'ici le 31 janvier, date fixée dans l'accord de Copenhague pour que les pays développés fassent état de leurs intentions.

Enfin, la nouvelle stratégie européenne en matière de climat devrait être précisée lors d'un sommet à Séville en janvier : elle pourrait passer par une alliance avec l'Afrique et le Brésil.

Et si l'Europe profitait de son avance ?
Mais les Européens doivent-ils se plaindre des effets néfastes de l'accord non contraignant de Copenhague ?

Pas sûr à lire un passionnant article du quotidien espagnol El Pais, repris par Courrier International, qui défend la thèse d'une avance technologique de l'Europe sur le reste du monde.

Ces atouts seraient "les systèmes de bourses aux émissions polluantes (qui, quoique perfectibles, ouvrent une voie fondamentale), la capacité d'innovation tant dans l'amélioration de l'efficacité énergétique que dans le captage du CO2, ainsi que son expérience en matière de fiscalité verte. Autant de technologies indubitablement exportables et qui ont déjà permis à l'Europe de devenir numéro un mondial en termes d'efficacité énergétique, de réduction des émissions, d'énergies renouvelables, de fiscalité écologique, etc."

L'Europe sait depuis longtemps concilier les intérêts divergents
Mais la technologie la plus décisive dont dispose l'Europe est de nature institutionnelle. "Aussi critiquable que soit son insignifiance sur la scène internationale, l'UE est la preuve tangible qu'il est possible d'apporter des solutions supranationales efficaces à des problèmes mettant en jeu des intérêts nationaux irréconciliables", écrit El Pais.

Et le journal de conclure, plein d'un optimisme revigorant : "L'Europe a résolu la rivalité franco-allemande, qui avait fait des millions de victimes, grâce à une formule inventive et équitable d'accès au charbon, à l'acier et à l'énergie nucléaire et de répartition de ces productions.
Il semble évident aujourd'hui que seule une autorité supranationale, capable de fixer et de collecter des taxes écologiques à l'échelle internationale pour les redistribuer de façon équitable et financer grâce à ces recettes les adaptations et innovations technologiques nécessaires, pourra lutter contre le réchauffement climatique.
L'UE possède donc, une fois n'est pas coutume, quelque chose qui s'apparente à une solution idéale. Il ne lui reste plus qu'à savoir la vendre. "

Copenhague : le plan B de Nicolas Sarkozy

Le Président de la République a reçu hier les représentants des ONG et associations présentes lors du Sommet de Copenhague. Il a présenté à cette occasion la feuille de route de la France jusqu’au sommet de Mexico qui doit avoir lieu en décembre 2010.

La feuille de route française tournée vers l’Afrique et la forêt
La stratégie d’ici à Mexico, présentée par Nicolas Sarkozy, consiste à faire émerger l’Afrique comme une puissance politique sur la scène des négociations climatiques.

Le président a annoncé :

  • une réunion à Paris fin janvier des représentants des 4 grands bassins forestiers du monde : Amazonie, Congo, Indonésie et Sibérie. Cette réunion devra être suivie d’une conférence des Chefs d’Etat de ces bassins à une date non encore précisée,
  • une inscription de la problématique climat à l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine qui aura lieu du 31 janvier au 2 février à Adis Abeba,
  • l’organisation d’un sommet Afrique France au mois de mai qui traiterait prioritairement de protection de l’environnement,
  • la Création d’un groupe « Copenhague + » composé des 28 pays en faveur d’un objectif de réduction de 50% des émissions de GES d’ici à 2050. Une réunion des Chefs d’Etat de ce groupe pourrait avoir lieu en mars-avril,
  • une relance de l’initiative au niveau de l’Union européenne par l’activation du projet d’Organisation européenne de l’environnement et d’une réflexion sur un mécanisme d’ajustement aux frontières.

France Nature Environnement : penser global et ... agir local
Présente hier à ce déjeuner, FNE note que le plan justice climat initié par le Ministre de l’Ecologie reste la feuille de route française mais "s’inquiète du manque apparent d’ambition de l’Europe".

FNE veut également que soit précisée la manière dont le mouvement associatif "sera concrètement associé, du local à l’international, et dans les processus de négociations climatiques."

FNE souhaite également que la France soit exemplaire chez elle : "Cela suppose une réactivation de la conférence des parties prenantes du Grenelle de l’environnement, une modification des dispositions du projet de loi Grenelle 2 et une remise en cause profonde des projets climaticides qui sont encore décidés ou en cours de création dans les territoires."

mardi, 22 décembre 2009

Copenhague : les députés européens déçus

"C'est une grande déception", a estimé la délégation (15 membres) du Parlement européen à la 15e Conférence des parties (COP 15), à propos de l'accord obtenu à Copenhague.

La Chine et les Etats-Unis sont les principaux responsables de ce faible accord, a estimé Jo Leinen, président de la commission de l'Environnement et qui menait la délégation du Parlement européen à Copenhague.

 "Les Etats-Unis n'ont pas réussi à adapter leurs objectifs de réduction aux besoins mondiaux. La Chine a refusé de signer un traité avec des obligations internationales", a-t-il affirmé, ajoutant que "la Conférence de Copenhague a démontré une grande insatisfaction et inefficacité de la méthode des conférences des Nations-Unies. Une réforme approfondie du processus de prise de décision au sein des Nations-Unies devient d'une urgente nécessité."

En revanche, Jerzy Buzek, le président du Parlement européen, a émis un avis plus nuancé : "Copenhague constitue seulement une première étape. Nous devons tirer les leçons sur la manière d'améliorer le processus de négociation. Il y a des éléments positifs dans cet accord mais l'UE doit continuer à mettre la pression sur le reste du monde pour parvenir à un accord plus ambitieux, plus tard".

Copenhague : l'Inde ne "s'est pas mal débrouillée"

La presse indienne rapporte les propos du le ministre indien de l'Environnement Jairam Ramesh qui a estimé, devant le Parlement, que son pays ne s'était "pas mal débrouillé" à la conférence de Copenhague.

Evoquant l'absence d''objectifs contraignants de baisse des émissions de CO2 dans l'accord de Copenhague, le ministre a précisé : "Nous pouvons nous montrer satisfaits d'avoir obtenu gain de cause sur la question".

Copenhague : Ban veut un traité contraignant

ban ki-moon.jpgLe secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré hier que la conférence de Copenhague sur le changement climatique avait été « un succès ».

Un pas dans la bonne direction
Si Ban s'est dit « conscient que l'issue de la Conférence de Copenhague, ainsi que l'Accord de Copenhague, n'étaient pas allés aussi loin que beaucoup l'espéraient, néanmoins, ils représentent un début, un début essentiel. Nous avons effectué un pas dans la bonne direction ».

Il a rappelé que les participants s'étaient engagés à maintenir la hausse des températures au-dessous de deux degrés Celsius par rapport à l'ère préindustrielle.

Ils ont aussi prévu de réévaluer ces engagements en fonction de l'évolution des prévisions de la science. Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) envisage de publier son prochain rapport, le cinquième, en 2014.

Des avancées dans la lutte contre la déforestation
M. Ban a rappelé que l'Accord de Copenhague fixait des objectifs à moyen terme en ce qui concerne les actions d'atténuation à mener aussi par les pays développés que par ceux en développement, ce qui constitue « aussi une avancée ».

En outre, les Etats ont convenu de l'importance d'agir pour réduire les émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts. « Cela signifie, a-t-il observé, que nous avons finalement pris en compte près d'un cinquième des émissions mondiales ».

Par ailleurs, l'Accord prévoit de fournir un soutien global aux plus vulnérables pour qu'ils puissent faire face au changement climatique.
Enfin, il s'appuie sur des moyens financiers, 30 milliards de dollars ayant été promis à l'échéance de 2012, 100 milliards étant envisagés à l'horizon 2020.

Un traité contraignant en 2010 ?
M. Ban a appelé tous les Etats membres à faire en sorte que le Fonds vert pour le Climat de Copenhague « devienne pleinement opérationnel aussitôt que possible ».

Il les a aussi appelés à signer formellement l'Accord de Copenhague en affirmant leur soutien à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. « Plus vite nous aurons les signatures et plus grand sera l'élan obtenu ».

M. Ban a exprimé son intention dans les mois qui viennent de continuer de travailler avec les dirigeants du monde pour : « Je vais les presser de mettre en oeuvre leurs engagements le plus vite possible. Et je vais les encourager à s'impliquer directement pour conclure un traité sur le changement climatique légalement contraignant en 2010. » 

Améliorer le processus de négociation
Ban Ki-moon a enfin souligné la nécessité de tirer les leçons de la conférence, dont le déroulement a été souvent critiqué : « Nous allons réfléchir à la manière d'améliorer le processus de négociation ».

Il a annoncé qu'en début d'année il créerait « un panel de haut niveau sur le développement et le changement climatique afin d'examiner ces questions de manière stratégique ».

lundi, 21 décembre 2009

Copenhague : "Immense déception" pour Juppé

"Un nouveau combat commence. Les plus déterminés doivent se regrouper pour repartir à l’assaut des conservatismes et des inconsciences", c'est ainsi qu'Alain Juppé, ancien Premier ministre, conclut l'éditorial qu'il consacre à Copenhague sur son blog.

Cet appel à l'action vient après une sévère critique de la façon dont s'est déroulée la conférence climatique et de son bilan.

Alain Juppé a d'ailleurs titré son billet "Une immense déception" pour évoquer un accord "si l'on peut parler d'accord, quasiment vide".

Dénonçant au passage une méthode de négociation qui "s'est révélée calamiteuse", Alain Juppé ne retient de positifs que les chiffres avancés pour financer les pays les plus vulnérables.

Tout en notant que Nicolas Sarkozy "a déployé une considérable énergie pour désembourber" la négociation, le maire de Bordeaux constate : "Mais il faut regarder la réalité en face : tout s'est joué dans la confrontation entre les deux partenaires qui sont à la fois principaux responsables de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et détenteurs de la puissance économique, voire politique dans le monde recomposé : les Etats-Unis d'un côté, la Chine et l'Inde de l'autre".

Copenhague : les Britanniques ciblent la Chine

Les dirigeants britanniques ne se paient pas de mots, eux, sur le bilan de la conférence de Copenhague.

Dans un article publié hier par le Guardian, le ministre britannique de l'Environnement Ed Miliband a accusé la Chine mais également le Soudan et plusieurs pays sud-américains (Venezuela, Nicaragua, Bolivie et Cuba) d'avoir volontairement torpillé les négociations sur le climat afin d'empêcher la conclusion d'un accord.

"Nous n'avons pas obtenu d'accord sur une réduction de 50% des émissions internationales d'ici 2050 ni sur une réduction de 80% pour les pays développés. La Chine a opposé son veto aux deux, malgré le soutien d'une coalition de (pays) développés et d'une large majorité de pays en développement", explique-t-il.

Gordon Brown accuse sans nommer
Pour les négociations à venir, le ministre prévient : "Nous ne les laisserons pas entraver le progrès mondial".

Le Premier ministre britannique Gordon Brown pense la même chose mais ne cite personne.
Dans un message diffusé par ses services, il appelle à tirer les leçons du sommet de Copenhague.

Et il prévient lui-aussi : "Nous ne devrions plus jamais être confrontés à l'impasse qui a menacé de faire échouer ces discussions. Nous ne devrions plus jamais laisser un accord mondial devant mener à un avenir plus écologique être pris en otage par une poignée seulement de pays". 

dimanche, 20 décembre 2009

Copenhague : l'imprécation a fait flop ...

Les virulentes réactions des organisations ou de certaines personnalités écologistes à l'accord a minima sorti de la conférence de Copenhague sont sans doute à la mesure de leur déception.

Qu'on en juge :

  • "Affligeant, désolant , nous avons bradé l'avenir de nos enfants" (Nicolas Hulot),
  • "On ne peut pas faire confiance aux chefs d'Etat. Seul un profond mouvement des peuples pourra imposer le changement. " (Corine Lepage),
  • "Désastre total" (Greenpeace),
  • "Lamentable fiasco" (Verts),
  • "Fuite en avant historique" (Oxfam),
  • "Passage en force" (Réseau Action Climat),
  • "Ecoeurés de l'incapacité des pays riches à s'engager sur les réductions des émissions de CO2" (Amis de la Terre).

Mais leur tonalité montre bien qu'on est plus dans l'imprécation que dans l'analyse lucide.

Pas de Grand Soir climatique
Associées au processus de négociation de l'ONU (sauf à la fin), les ONG se sont peu à peu persuadées qu'en développant un discours parfois apocalyptique à partir des données scientifiques du Giec, elles allaient faire de Copenhague un Grand soir climatique.

Ont-elle cru que l'évidence de l'urgence climatique était telle que les "coupables", les méchants pays industrialisés, allaient reconnaître, par esprit de repentance, leur responsabilité historique et sortir leur carnet de chèques tout en promettant de se serrer la ceinture ?

Ont-elles pensé que les pauvres "victimes", indistinctement regroupées sous le vocable de pays en voie de développement même quand ils sont devenus d'énormes émetteurs de CO2, allaient faire bloc fraternellement ?

Ont-elles vraiment rêvé que cette révolution allait s'accomplir dans le joyeux bordel de la démocratie onusienne ?

C'est raté. Le réel est revenu au galop.

Le monde n'était simplement pas prêt
C'est la puissante Chine qui a pris au dernier moment les affaires en main pour que l'accord final avalise son refus que l'on contrôle ses émissions de CO2 alors que le minuscule Tuvalu, menacé de disparaître sous la montée des eaux, avait demandé devant la Terre entière que tous les pays pollueurs, y compris les camarades chinois, soient soumis aux mêmes règles.

C'est les riches Européens et Japonais qui se sont le plus engagés dans la lutte contre le changement climatique en acceptant contrôles et engagements financiers. En vain. 

Enfin, c'est le si intouchable et révolutionnaire Barack Obama qui a joué au plus politicien, arrivé en coup de vent et reparti au galop, soucieux avant tout de s'assurer le soutien des parlementaires et des lobbies.

Résultat : un accord décevant parce que le monde n'était pas prêt à en signer un autre.

Finalement mieux que Kyoto ?
Et dans le concert de lamentations et d'imprécations écolos qui accompagnent le deuil du Grand Soir, ce sont finalement les scientifiques qui relativisent.

Hervé Le Treut, un des papes du Giec, n'est pas satisfait bien sûr mais il reste nuancé. Il admet que les scientifiques avaient mis la barre très (trop ?) haut et constate que les USA et la Chine sont désormais impliqués dans un accord international, ce que ne permettait pas le protocole de Kyoto.

Et il appelle à surmonter le blues post-Copenhague et à repartir au combat pour convaincre encore et encore. Et pas forcément faire peur parce que ça ne sert à rien.

Maintenant que tous les pays du monde ont admis qu'il ne fallait pas que la température augmente de plus de 2°C, il ne reste plus qu'à s'en donner les moyens. Facile ...

Alors, Copenhague : un simple contre-temps ?

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