mercredi, 09 décembre 2009
Climat : en 150 ans, la température moyenne a augmenté partout dans le monde
Comme il l'avait annoncé la semaine dernière, le Met Office, l'équivalent britannique de Météo France, a publié hier des données recueillies par 1 500 stations météo situées dans le monde entier.
Ces données remontent à 1850, et le service météorologique, qui a lancé un appel à la collaboration internationale, espère publier prochainement l'intégralité des données de 5 000 stations.
Conclusion : "La température moyenne dans le monde a augmenté au cours du siècle dernier et ce réchauffement a été particulièrement rapide depuis les années 1970", a indiqué Peter Stott, expert du service météorologique.
Ainsi, la température à la surface du globe a augmenté de 0,15 degré Celsius par décennie depuis la seconde moitié des années 1970.
Hier, l'Institut océanique et atmosphérique américain (NOAA) a indiqué que la température moyenne de la décennie 2000-2009 avait augmenté de 0,54° C par rapport à la moyenne du XXe siècle.
11:15 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : météo, grande-bretagne
mardi, 08 décembre 2009
Météo : 2000-2009, la décennie la plus chaude
La décennie 2000-2009 est la plus chaude jamais enregistrée, a affirmé aujourd'hui l'Organisation météorologique mondiale (lire ici son communique complet).
Des températures supérieurs à la normale presque partout
La décennie actuelle a été plus chaude que la précédente, laquelle était déjà plus chaude que la décennie 1980-1989, précise l'OMM dans son rapport annuel sur le climat mondial.
Cette année, des températures supérieures à la normale ont été relevées un peu partout dans le monde. Seule l'Amérique du Nord a connu des températures inférieures à la moyenne.
2009 devrait être l'année la plus chaude de l'histoire dans de vastes régions d'Asie méridionale et d'Afrique centrale. La température de janvier à octobre a augmenté de près d'un demi degré (0,44) par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990.
Les épisodes de chaleur extrême ont été plus fréquents et plus intenses dans le sud de l'Amérique du Sud, en Australie et en Asie méridionale. La Chine a connu sa troisième année la plus chaude depuis 1951, voire la plus chaude dans certaines régions.
Beaucoup d'épisodes extrêmes
Des extrêmes climatiques, notamment des crues dévastatrices, de graves sècheresses, des blizzards et des vagues de froid ou de chaleur ont été relevés dans de nombreuses régions du monde.
Le printemps a été très chaud en Europe et en Asie, voire extrêmement chaud durant le mois d'avril en Europe centrale, avec des hausses supérieures à cinq degrés en Allemagne, Autriche et République tchèque. La saison estivale a également été plus chaude que la normale en Europe.
Des précipitations extrêmes ont aussi été relevées au cours de l'année dans différents pays européens: orages, grêle et tornades à la fin du printemps et en été en Allemagne, fortes pluies en septembre dans plusieurs pays méditerranéens, crues dévastatrices en Turquie, graves inondations dans le nord du Royaume-Uni en novembre.
Seule bonne nouvelle: la saison des ouragans dans l'Atlantique a été très peu active. Le nombre de tempêtes et d'ouragans est le plus bas constaté depuis 1997.
La température des océans augmente aussi
Ce bilan a été confirmé par une autre source.
Selon l'Institut océanique et atmosphérique américain (NOAA), la décennie 2000-2009 sera "la décennie la plus chaude de l'histoire avec des températures supérieures de 0,54 degré celsius à la moyenne de celles du 20e siècle".
Pour les scientifiques américains, l'année 2009 aura été l'une des plus chaudes de la décennie qui s'achève et a de bonnes chances de devenir l'une des cinq ou six années les plus chaudes de l'histoire,
La surface de la calotte glacière de l'Arctique est à son minimum pour la troisième année consécutive depuis 2007, tandis que les températures des océans sont les sixièmes les plus chaudes jamais enregistrées, avec 0,47 degré celsius au-dessus de la moyenne du 20e siècle.
19:50 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : météo, réchauffement
mercredi, 18 novembre 2009
Pendant ce temps-là, le CO2 s'accumule ...
Les optimistes insisteront sur le fait que la crise a ralenti les émissions mondiales de CO2 en 2008 et devrait les faire diminuer en 2009.
Les émissions en hausse de 29% de 2000 à 2008
Mais les réalistes s'attarderont sur le bilan calamiteux des émissions mondiales pendant la période 2000-2008 : une augmentation de 29% a été enregistrée !
La hausse atteint même +41% si l'on se référe à l'année 1990, date de référence du protocole de Kyoto, selon une étude publiée dans la revue Nature Geoscience.
Les explications ? Le non respect (à quelques exceptions européennes près), des engagements pris à Kyoto par les pays développés et un emballement des émissions des grands pays émergents.
Le pire scénario climatique
Ces chiffres sont tout proches du pire scénario envisagé par les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), qui estiment que la température moyenne de la planète pourrait grimper de +1,8 et +4°C d'ici à la fin du siècle.
Deuxième mauvaise nouvelle : saturés, les puits naturels de carbone (forêts, océans) absorbent de moins en moins de CO2.
Selon la même étude, au cours des cinquante dernières années, la part des émissions de CO2 qui n'est pas absorbée par les puits de carbone est passée de 40 à 45%.
Autant de faits têtus qui soulignent que les efforts entrepris jusqu'ici ont été inefficaces et qu'à moins d'une prise de conscience universelle et l'adoption de mesures rapides et radicales, le changement climatique va s'accélérer inexorablement.
16:29 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : co2, emissions
jeudi, 05 novembre 2009
Le captage et le stockage du CO2 seront une réalité industrielle à partir de 2020
Parfois considérée comme une lubie de savants fous, le captage et le stockage de CO2 (CSC) peuvent-ils être efficaces pour limiter les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le changement climatique ?
Oui, répondent en choeur les experts de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), de l'Institut français du pétrole et du Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) qui organisent un colloque sur ce thème à Paris aujourd'hui et demain.
Réduire de 20 à 30% les émissions de l'industrie
Ils avancent même des chiffres : le captage et le stockage de CO2 pourraient contribuer à hauteur de 20 à 30% à la réduction des émissions de CO2 dans l'industrie d'ici à 2050.
"L'objectif à terme est de stocker quelques milliards de tonnes de CO2 chaque année. Ces techniques seront industrialisées à l'horizon 2020 : aucune autre technologie ne pourra alors avoir un tel impact à un horizon aussi proche", selon François Démarcq, le directeur général délégué du BRGM.
Plusieurs dizaines de projets sur les CSC sont actuellement en cours dans le monde et quelques sites pilotes ont déployé la technique.
Deux obstacles : le coût et l'opinion publique
Mais la perspective d'un développement à grande échelle des CSC se heurte à deux obstacles : le coût et l'opinion publique.
Concernant le coût du captage et du stockage, il faudrait le diviser par trois d'ici 2020 pour pouvoir l'aligner sur le prix du CO2 sur le marché des émissions.
Reste la question de l'acceptabilité de ces technologies. Les organisations écologistes les critiquent, estimant qu'il vaut mieux investir dans l'efficacité énergétique et les énergies durables plutôt que de prolonger l'utilisation de sources d'énergie fossile.
Enfin, il faudra convaincre l'opinion publique de l'intérêt et de l'innocuité de ces technologies : pas facile quand on voit les réticences à accepter les sites de stockage des déchets, en particulier nucléaires.
Ce sera une des questions au menu des deux jours du colloque parisien qui réunit environ 500 participants (chercheurs, industriels, économistes, financiers et décideurs des services publics et privés) venus de quelque 25 pays.
11:12 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : captage, stockage, co2
lundi, 02 novembre 2009
Mise sur orbite réussie de deux satellites européens pour une mission sur le climat
Bourrés de techniques de pointe, SMOS et Proba-2 permettront notamment de mesurer l'humidité des sols et la salinité des océans.
13:07 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, satellites, climat
mardi, 27 octobre 2009
Carbone bleu : une des clés de la lutte contre le réchauffement se trouve dans des océans sains
Selon le rapport "Blue Carbone" présenté la semaine dernière par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Unesco, les émissions de carbone, qui représentent la moitié des émissions annuelles de l'ensemble du secteur mondial des transports, sont piégées et conservées par les écosystèmes marins tels que les mangroves, les marais et les prairies sous-marines.
Réhabiliter les écosystèmes marins, un bon investissement
Une baisse de la déforestation terrestre combinée à une réhabilitation de la couverture et de l'état de ces écosystèmes marins permettrait une baisse de 25 % de ces émissions, réduction nécessaire pour éviter un changement climatique "dangereux".
Cependant, ce rapport préparé par trois agences des Nations Unies et d'éminents scientifiques souligne que loin d'entretenir et de favoriser ces puits de carbone naturels, l'humanité les détruit et les dégrade à vitesse accélérée.
Jusqu'à 7 % de ces "puits de carbone bleus" sont détruits chaque année, soit sept fois plus vite qu'il y a cinquante ans.
Achim Steiner, secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE a déclaré : "Nous savons déjà que les écosystèmes marins pèsent plusieurs milliards de dollars dans des secteurs comme le tourisme, la protection côtière, la pêche et les services d'assainissement des eaux. On découvre maintenant qu'ils sont nos alliés naturels dans la lutte contre le changement climatique."
"En fait, d'après ce rapport, la fin des destructions et la remise en état des écosystèmes marins pourraient permettre de compenser jusqu'à 7 % des émissions actuelles de combustible fossile à un prix bien inférieur à celui des machines qui piègent et séquestrent le carbone dans les centrales" ajoute-t-il.
Principaux résultats du rapport
- Ce sont les organismes vivants marins - et non terrestres - qui capturent plus de la moitié (55 %) du carbone biologique ou carbone vert, séquestré dans le monde. C'est pourquoi on l'appelle carbone bleu.
- Parmi les organismes marins vivants, on trouve le plancton et les bactéries, mais aussi les pairies sous-marines, les marais et les mangroves.
- Les habitats végétalisés de l'océan, en particulier les mangroves, les marais et les prairies sous-marines recouvrent moins de un pour cent des fonds marins.
- Ils forment les puits de carbone bleu de la terre et sont à l'origine de plus de la moitié des séquestrations de carbone dans les sédiments océaniques, peut-être jusqu'à 71 %.
- Ils ne représentent que 0,05 % de la biomasse végétale terrestre mais séquestrent la même quantité de carbone par an et se classent parmi les pièges les plus efficaces de la planète.
- Les puits de carbone bleu et les estuaires piègent et séquestrent entre 235 et 450 terragrammes (Tg C, c'est-à-dire 870 to 1,650 millions de tonnes de CO2) par an, soit l'équivalent de la moitié des émissions de l'ensemble du secteur mondial des transports, estimé à environ 1000 Tg C par an.
- En évitant la disparition et la dégradation de ces écosystèmes et en favorisant leur remise en état, on peut compenser 3 à 7 % des émissions actuelles de combustible fossile (7 200 Tg C par an) en vingt ans, plus de la moitié de la réduction prévue grâce à une baisse de la destruction des forêts pluviales.
- L'effet serait comparable à au moins 10 % des réductions nécessaires pour que les concentrations de CO2 dans l'atmosphère se maintiennent en-dessous des 450 ppm pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2° C.
- Avec l'action conjuguée du REDD, la fin des dégradations et la réhabilitation des écosystèmes marins disparus pourraient représenter une réduction jusqu'à 25 % des émissions pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2°C.
- Contrairement à ce qui ce passe sur terre, où le carbone peut rester séquestré plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, celui des océans reste pendant des millénaires.
08:11 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mer, carbone
jeudi, 15 octobre 2009
La calotte arctique fondra totalement l'été dans 20 à 30 ans, selon une étude britannique
Les conclusions d'une mission scientifique britannique sont sans appel : selon les chercheurs, la calotte polaire arctique disparaîtra complètement en été "dans 20 à 30 ans".
Menée pendant 73 jours au printemps dernier, la recherche a montré que l'épaisseur moyenne de la glace était de 1,80 m, ce qui est caractéristique d'une glace jeune, plus sensible aux variations de températures.
Si cette fonte aura des aspects positifs, permettant notamment une navigation sûre l'été dans dix ans, elle aura surtout des aspects négatifs sur la montée du niveau de la mer et la possible libération de puissants gaz à effet de serre jusqu'ici captifs des sols gelés en permanence.
06:06 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arctique, glace, fonte
mercredi, 14 octobre 2009
L'Europe travaille au piégeage du carbone
Piéger et sequestrer le carbone est une manière de lutter contre le changement climatique. La réflexion sur cette technologie avance en Europe.
Diminuer les coûts
Lors de la troisième réunion ministérielle du forum directif pour le piégeage du carbone (Carbon Sequestration Leadership Forum ou CSLF) qui s'est tenue à Londres hier, la Commission européenne et les dirigeants de 22 pays du monde ont étudié les meilleurs moyens d'accélérer la commercialisation du captage et du stockage du carbone (CSC).
Le captage et le stockage du carbone consistent en une technologie permettant de réduire les émissions résultant de la combustion de sources d'énergie fossiles par les grands émetteurs (tels que les centrales électriques au charbon ou au gaz et la sidérurgie) au moyen du captage du CO 2 et du stockage souterrain.
La diminution des coûts des nouvelles technologies permettra d'exploiter pleinement le potentiel de réduction des émissions du CSC et de fournir une énergie durable, sûre et compétitive.
Un appel au secteur privé
« Les autorités publiques doivent continuer de favoriser le développement et l'utilisation des technologies CSC si nous voulons lutter avec succès contre le changement climatique. Toutefois, il convient également que le secteur privé investisse de manière significative dans ce domaine pour que les projets de démonstration soient commercialisés et que les technologies CSC atteignent la faisabilité économique », a déclaré M. Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé de l'énergie.
Le forum a adopté une déclaration ministérielle portant sur le soutien aux projets, l'échange de connaissances, le renforcement des capacités et d'autres priorités du CSLF.
L'Europe s'y prépare
L'Union européenne a élaboré une série complète de mesures d'aide juridique, financière et industrielle conçues lors d'initiatives successives approuvées par le Conseil depuis décembre 2007.
Tout d'abord, la directive CSC prévoit un cadre qui contribue de manière considérable à garantir la confiance du public dans les installations CSC et qui offre une sécurité juridique aux exploitants.
Ensuite, le traitement des émissions et du CSC dans l'encadrement des aides d'État pour la protection de l'environnement a été clarifié dans le contexte du système européen d'échange de quotas d'émission.
Enfin, les projets de démonstration sont financés à hauteur d'1,05 milliard d'euros provenant du plan européen pour la relance économique. L'évaluation des propositions de projets au titre de cet instrument est en cours. De plus, ces projets bénéficient de 300 millions de quotas au titre du système européen d'échange de quotas d'émission.
Ces quotas auront une valeur monétaire en fonction du prix du carbone; ils pourront donc être vendus aux enchères par les États membres sur le marché du carbone européen.
Des projets industriels pionniers
Sur le plan industriel, la Commission se prépare à créer un réseau de projets de pionniers européens qui participent à des projets de démonstration CSC à grande échelle.
L'initiative européenne industrielle sur le CSC vient compléter le tableau.
Son objectif consiste à exploiter le développement et l'utilisation de technologies telles que le CSC pour réduire considérablement les émissions de CO 2 résultant de la production d'électricité en Europe.
13:27 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : captage, carbone
lundi, 28 septembre 2009
Une étude britannique table sur une hausse de 4°C de la température en 2050
L'agence Reuters fait état aujourd'hui des conclusions d'une étude réalisée par le Met Office Hadley Center selon laquelle les températures mondiales pourraient augmenter de 4° Celsius aux alentours de 2050 si les émissions de carbone ne sont pas réduites.
L'augmentation des températures serait plus rapide que ce que les experts du GIEC ont prévu et des hausses extrêmes pourraient être enregistrées dans certaines régions : jusqu'à 15° dans certaines parties de l'Arctique, et jusqu'à 10 degrés en Afrique occidentale et Australie.
Cette hausse pourrait déclencher la fonte du pergélisol, le sol gelé en permanence, ce qui libérerait du méthane, un puissant gaz à effet de serre, entraînant des effets en chaîne.
Enfin, l'étude estime que les précipitations pourraient diminuer de plus de 20% dans une partie de l'Afrique, l'Amérique centrale, la Méditerranée et des zones côtières d'Australie.
13:35 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : temperatures, 2050
vendredi, 25 septembre 2009
Le Royaume-Uni et la Suisse vont étudier avec la Chine le changement climatique dans ce pays
La Chine, le Royaume-Uni et la Suisse vont investir ensemble 6,75 millions de dollars dans un programme d'études sur l'influence du changement climatique en Chine.
Le programme "Adaptation au changement climatique en Chine" (ACCC), commencera cette année et devrait être achevé en 2012, a indiqué la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme (CEDR) de Chine.
Le projet étudiera et élaborera une planification adaptée et les mesures à envisager face à l'influence du changement climatique sur l'agriculture, les ressources en eau, l'élevage dans les prairies, les catastrophes naturelles et la santé humaine en Chine.
Le Département pour le Développement international (DPDI) du Royaume-Uni, le Département de l'Energie et du Changement climatique du Royaume-Uni et l'Agence pour le Développement et la Coopération de Suisse apporteront une aide financière et une assistance technique à cette étude.
La région autonome Hui du Ningxia, la région autonome de Mongolie intérieure et la province du Guangdong ont été choisies comme régions pilotes pour le projet.
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