vendredi, 18 décembre 2009
Copenhague : "Long et difficile" pour Medvedev
"Nous avons clairement sous-estimé les difficultés qui se posent à nous pour atteindre un accord - pas même un accord juridiquement contraignant - mais pour préparer une déclaration générale", a admis le président russe Dmitri Medvedev à Copenhague.
"Vu comment se déroulent les discussions dans cette salle et en comités restreints, on a encore un long et difficile chemin devant nous", a ajouté M. Medvedev.
14:24 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
Copenhague : Obama n'annonce rien de nouveau
Le président Barack Obama n'a pas fait d'annonce fracassante dans son intervention à la conférence de Copenhague.
Il a confirmé les engagements déjà pris par les USA en matière de lutte contre le changement climatique : réduction de 17% des émissions en 2020 par rapport à 2005 (soit seulement -4% si l'on s'en réfère à 1990, référence du protocole de Kyoto), contribution à l'enveloppe de 100 milliards de dollars des pays riches pour aider les pays pauvres à s'adapter, demande de transparence pour vérifier la réalité des engagements pris par les pays émetteurs de CO2.
Il a aussi indiqué : "Nous n'avons plus beaucoup de temps. A ce stade, la question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l'action".
"Je suis sûr que certains considèrent ça comme un cadre imparfait", a-t-il ajouté après avoir décrit les conditions possibles d'un accord discutées dans la matinée à Copenhague.
"Mais nous pouvons adopter cet accord, faire un pas significatif en avant et continuer ensuite à l'améliorer en construisant sur cette base", a-t-il lancé aux chefs d'Etat réunis en sommet
14:14 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
Copenhague : Barack Obama, le grand absent
L'avion du président américain, Barack Obama, vient d'atterrir sur le sol danois.
Selon son agenda officiel, il doit rencontrer le Premier ministre danois à 9 h 30 , le Premier ministre chinois à 11 heures, le président brésilien Lula à 14 h 15 et le président russe Medvedev à 16 h 30.
Absent quand les choses se passaient
Mais cette frénésie diplomatique menée au pas de course ne suffira pas à faire oublier son absence quand les choses se passaient.
Les dirigeants du monde sont là depuis hier et lui n'arrive que ce matin quand une trentaine d'entre eux examinent, sans lui, la dernière mouture d'un projet d'accord qui évitera l'impasse de Copenhague !
Dans son style inimitable, Nicolas Sarkozy a dit les choses crûment : "Nous sommes là pour travailler, pas pour tenir des discours. S'il fallait que nous venions le dernier jour à Copenhague pour la clôture, il fallait nous le dire, on serait arrivés à 8 heures moins le quart !"
En réalité, le président français doit jubiler.
L'absence d'Obama lui permettra peut-être d'apparaître comme celui qui a sauvé sinon la négociation climatique au moins les apparences.
Son discours offensif hier à la tribune, la réunion qu'il a pilotée dans la nuit, le chapeau politique qui en est sorti, autant d'initiatives qu'il peut revendiquer.
Il faudrait qu'Obama fasse une annonce retentissante pour rétablir un semblant de leadership. Est-ce envisageable ?
09:19 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
Copenhague : un "chapeau" pour ne pas le porter !
Personne ne voulait porter le chapeau d'un échec total de la conférence de Copenhague !
Et personne ne le portera finalement puisqu'un texte, appelé joliment "chapeau politique", dont les grandes lignes ont été fixées cette nuit par une poignée de dirigeants puis peaufiné par leurs "sherpas, est discuté en ce moment par une trentaine de chefs et de gouvernement avant son éventuelle adoption dans l'après-midi.
Un traité contraignant dans les six mois ?
Pourquoi ce nom de "chapeau politique" ?
Parce qu'il s'agit d'un texte qui coiffe les deux projets d'accord (l'un pour le protocole de Kyoto pour les seuls pays industrialisés, l'autre pour la convention des Nations Unies qui concerne tous les pays).
L'accord final de Copenhague comprendra donc ces trois textes.
Que dira ce chapeau ? Il mentionnerait la nécessité de limiter le réchauffement à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels et les réductions d'émissions de gaz à effet de serre que cela implique.
Il indiquerait également qu'un financement progressif devrait être trouvé pour aider les pays pauvres à s'adapter au changement climatique.
Ce financement passerait 10 milliards de dollars en 2012 à 100 milliards par an en 2020.
Enfin, il serait précisé que cet accord devra être transformé en traité contraignant "dans les six mois".
Une porte de sortie ouverte sur 2010 et après
Rien de bien ambitieux donc et rien de contraignant dans l'immédiat, contrairement à ce qu'attendaient les défenseurs de l'environnement et les pays déjà menacés par les effets du réchauffement.
Mais cette porte de sortie préserve la possibilité d'aller plus loin dans le futur, quand la Chine et les Etats-Unis, pris dans l'engrenage des objectifs à atteindre, devront se montrer plus ambitieux dans leurs engagements de réduction des émissions de CO2.
Sarkozy très actif
Ce compromis a été obtenu dans la nuit après la réunion, à partir de 23 heures dans une salle carrée du centre de conférences, d'un groupe restreint d'une trentaine de dirigeants, une fois expédié le dîner de gala offert par la reine du Danemark.
Nicolas Sarkozy a joué un rôle très actif dans la mobilisation d'un panel représentatif des pays industrialisés, dont les Etats-Unis et plusieurs Etats européens, des grands Etats émergents comme la Chine, l'Inde et le Brésil et des pays en développement (Bengladesh, Lesotho, Algérie...).
Avec le président français étaient notamment présents Hillary Clinton, Lula, Gordon Brown, Angela Merkel, José Manuel Barroso ou encore Dimitri Medvedev.
Ils ont travaillé à huis clos pendant plus de trois heures, rejetant la polémique qu'a tenté d'alimenter le représentant soudanais du G77 sur la responsabilité des pays riches, pour arrêter les principaux éléments de cette déclaration.
Le relais a ensuité été pris par les conseillers, les Français autour de Jean-Louis Borloo.
08:57 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
jeudi, 17 décembre 2009
Copenhague : séance de nuit pour la Terre
Le dîner de gala offert par la reine du Danemark ce soir aura été vite expédié.
Dès 21 h 30 GMT, les représentants des principaux pays et des régions du monde se sont réunis pour éviter que la conférence de Copenhague tourne au désastre.
Lancée par l'Union européenne, l'invitation a été honorée par les principaux pays industrialisés, dont les Etats-Unis, ainsi que la Chine, l'Inde, l'Afrique du sud, les pays d'Afrique et les états insulaires.
L'idée est de préparer un chapeau politique qui serve de cadre à un futur accord climat qui pourrait être précisé dans les prochains mois.
Cette réunion de la dernière chance donne lieu à des déclarations pleines de bonnes intentions.
Pour la Maison Blanche, "revenir avec un accord vide de sens serait bien pire que revenir les mains vides" tandis que le vice-ministre chinois des Affaires étrangères confait : "Nous ne devrions pas nous attarder sur ce qui nous divise mais rapprocher nos points de vue sinon nous allons être confrontés à l'échec".
22:48 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague


