mercredi, 23 décembre 2009
Copenhague : le plan B de Nicolas Sarkozy
Le Président de la République a reçu hier les représentants des ONG et associations présentes lors du Sommet de Copenhague. Il a présenté à cette occasion la feuille de route de la France jusqu’au sommet de Mexico qui doit avoir lieu en décembre 2010.
La feuille de route française tournée vers l’Afrique et la forêt
La stratégie d’ici à Mexico, présentée par Nicolas Sarkozy, consiste à faire émerger l’Afrique comme une puissance politique sur la scène des négociations climatiques.
Le président a annoncé :
- une réunion à Paris fin janvier des représentants des 4 grands bassins forestiers du monde : Amazonie, Congo, Indonésie et Sibérie. Cette réunion devra être suivie d’une conférence des Chefs d’Etat de ces bassins à une date non encore précisée,
- une inscription de la problématique climat à l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine qui aura lieu du 31 janvier au 2 février à Adis Abeba,
- l’organisation d’un sommet Afrique France au mois de mai qui traiterait prioritairement de protection de l’environnement,
- la Création d’un groupe « Copenhague + » composé des 28 pays en faveur d’un objectif de réduction de 50% des émissions de GES d’ici à 2050. Une réunion des Chefs d’Etat de ce groupe pourrait avoir lieu en mars-avril,
- une relance de l’initiative au niveau de l’Union européenne par l’activation du projet d’Organisation européenne de l’environnement et d’une réflexion sur un mécanisme d’ajustement aux frontières.
France Nature Environnement : penser global et ... agir local
Présente hier à ce déjeuner, FNE note que le plan justice climat initié par le Ministre de l’Ecologie reste la feuille de route française mais "s’inquiète du manque apparent d’ambition de l’Europe".
FNE veut également que soit précisée la manière dont le mouvement associatif "sera concrètement associé, du local à l’international, et dans les processus de négociations climatiques."
FNE souhaite également que la France soit exemplaire chez elle : "Cela suppose une réactivation de la conférence des parties prenantes du Grenelle de l’environnement, une modification des dispositions du projet de loi Grenelle 2 et une remise en cause profonde des projets climaticides qui sont encore décidés ou en cours de création dans les territoires."
15:28 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
mardi, 22 décembre 2009
Copenhague : les députés européens déçus
"C'est une grande déception", a estimé la délégation (15 membres) du Parlement européen à la 15e Conférence des parties (COP 15), à propos de l'accord obtenu à Copenhague.
La Chine et les Etats-Unis sont les principaux responsables de ce faible accord, a estimé Jo Leinen, président de la commission de l'Environnement et qui menait la délégation du Parlement européen à Copenhague.
"Les Etats-Unis n'ont pas réussi à adapter leurs objectifs de réduction aux besoins mondiaux. La Chine a refusé de signer un traité avec des obligations internationales", a-t-il affirmé, ajoutant que "la Conférence de Copenhague a démontré une grande insatisfaction et inefficacité de la méthode des conférences des Nations-Unies. Une réforme approfondie du processus de prise de décision au sein des Nations-Unies devient d'une urgente nécessité."
En revanche, Jerzy Buzek, le président du Parlement européen, a émis un avis plus nuancé : "Copenhague constitue seulement une première étape. Nous devons tirer les leçons sur la manière d'améliorer le processus de négociation. Il y a des éléments positifs dans cet accord mais l'UE doit continuer à mettre la pression sur le reste du monde pour parvenir à un accord plus ambitieux, plus tard".
17:54 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
Copenhague : l'Inde ne "s'est pas mal débrouillée"
La presse indienne rapporte les propos du le ministre indien de l'Environnement Jairam Ramesh qui a estimé, devant le Parlement, que son pays ne s'était "pas mal débrouillé" à la conférence de Copenhague.
Evoquant l'absence d''objectifs contraignants de baisse des émissions de CO2 dans l'accord de Copenhague, le ministre a précisé : "Nous pouvons nous montrer satisfaits d'avoir obtenu gain de cause sur la question".
12:19 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague, inde
Copenhague : Ban veut un traité contraignant
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a déclaré hier que la conférence de Copenhague sur le changement climatique avait été « un succès ».
Un pas dans la bonne direction
Si Ban s'est dit « conscient que l'issue de la Conférence de Copenhague, ainsi que l'Accord de Copenhague, n'étaient pas allés aussi loin que beaucoup l'espéraient, néanmoins, ils représentent un début, un début essentiel. Nous avons effectué un pas dans la bonne direction ».
Il a rappelé que les participants s'étaient engagés à maintenir la hausse des températures au-dessous de deux degrés Celsius par rapport à l'ère préindustrielle.
Ils ont aussi prévu de réévaluer ces engagements en fonction de l'évolution des prévisions de la science. Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) envisage de publier son prochain rapport, le cinquième, en 2014.
Des avancées dans la lutte contre la déforestation
M. Ban a rappelé que l'Accord de Copenhague fixait des objectifs à moyen terme en ce qui concerne les actions d'atténuation à mener aussi par les pays développés que par ceux en développement, ce qui constitue « aussi une avancée ».
En outre, les Etats ont convenu de l'importance d'agir pour réduire les émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts. « Cela signifie, a-t-il observé, que nous avons finalement pris en compte près d'un cinquième des émissions mondiales ».
Par ailleurs, l'Accord prévoit de fournir un soutien global aux plus vulnérables pour qu'ils puissent faire face au changement climatique.
Enfin, il s'appuie sur des moyens financiers, 30 milliards de dollars ayant été promis à l'échéance de 2012, 100 milliards étant envisagés à l'horizon 2020.
Un traité contraignant en 2010 ?
M. Ban a appelé tous les Etats membres à faire en sorte que le Fonds vert pour le Climat de Copenhague « devienne pleinement opérationnel aussitôt que possible ».
Il les a aussi appelés à signer formellement l'Accord de Copenhague en affirmant leur soutien à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. « Plus vite nous aurons les signatures et plus grand sera l'élan obtenu ».
M. Ban a exprimé son intention dans les mois qui viennent de continuer de travailler avec les dirigeants du monde pour : « Je vais les presser de mettre en oeuvre leurs engagements le plus vite possible. Et je vais les encourager à s'impliquer directement pour conclure un traité sur le changement climatique légalement contraignant en 2010. »
Améliorer le processus de négociation
Ban Ki-moon a enfin souligné la nécessité de tirer les leçons de la conférence, dont le déroulement a été souvent critiqué : « Nous allons réfléchir à la manière d'améliorer le processus de négociation ».
Il a annoncé qu'en début d'année il créerait « un panel de haut niveau sur le développement et le changement climatique afin d'examiner ces questions de manière stratégique ».
12:09 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
lundi, 21 décembre 2009
Copenhague : "Immense déception" pour Juppé
"Un nouveau combat commence. Les plus déterminés doivent se regrouper pour repartir à l’assaut des conservatismes et des inconsciences", c'est ainsi qu'Alain Juppé, ancien Premier ministre, conclut l'éditorial qu'il consacre à Copenhague sur son blog.
Cet appel à l'action vient après une sévère critique de la façon dont s'est déroulée la conférence climatique et de son bilan.
Alain Juppé a d'ailleurs titré son billet "Une immense déception" pour évoquer un accord "si l'on peut parler d'accord, quasiment vide".
Dénonçant au passage une méthode de négociation qui "s'est révélée calamiteuse", Alain Juppé ne retient de positifs que les chiffres avancés pour financer les pays les plus vulnérables.
Tout en notant que Nicolas Sarkozy "a déployé une considérable énergie pour désembourber" la négociation, le maire de Bordeaux constate : "Mais il faut regarder la réalité en face : tout s'est joué dans la confrontation entre les deux partenaires qui sont à la fois principaux responsables de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, et détenteurs de la puissance économique, voire politique dans le monde recomposé : les Etats-Unis d'un côté, la Chine et l'Inde de l'autre".
15:16 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, climat


