lundi, 21 décembre 2009
Copenhague : la Chine n'a pas trahi les pauvres...
Les communications entre la Chine et les autres pays en développement lors du sommet de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague étaient "suffisantes, transparentes et fluides", a déclaré dimanche Qin Gang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, selon l'agence officielle de presse Xinhua.
L'agence relève que "certains médias (NDLR : en réalité tous les observateurs) ont rapporté que le texte de l'accord avait été soumis à la conférence à l'issue de consultations privées entre les Etats-Unis et les BASIC, à savoir le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Inde et la Chine, les opinions des autres pays, notamment celles des pays insulaires et des pays les moins développés n'ayant pas été considérées."
"Ces commentaires ne sont pas conformes à la réalité et sont irresponsables, et ils ont des motifs inavoués", a souligné Qin Gang.
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mardi, 15 décembre 2009
Copenhague : la Chine ne débattra pas de ses engagements sur les émissions de CO2
La partie de ping-pong climatique continue à Copenhague.
Après les USA affirmant qu'ils ne comptaient pas réviser à la hausse leurs engagements de réduction des émissions de CO2, c'est la Chine qui joue sa partition nationaliste en indiquant que ses propres objectifs ne sont pas négociables.
"Nous avons annoncé nos objectifs. Nous n'avons pas l'intention de les soumettre aux discussions"qui doivent permettre la conclusion, vendredi, d'un accord contre le changement climatique, a déclaré à la presse M. Hu, le chef des négociateurs chinois.
Les deux grands pollueurs mondiaux balayent ainsi d'un revers de main les demandes, notamment européennes, d'un plus grand engagement de leur part dans la lutte contre le changement climatique.
22:07 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague
dimanche, 13 décembre 2009
Copenhague : un échec politiquement impossible ?
La présidente danoise de la conférence sur le climat qui se tient à Copenhague estime que la mobilisation croissante sur le climat à travers le monde rend désormais le prix politique d'un échec trop élevé.
"Le prix politique d'un échec serait trop élevé"
"Cela a pris des années pour faire monter la pression que nous constatons à travers le monde et que nous avons vue également se déployer aujourd'hui dans de nombreuses capitales. Cela a contribué à rendre le prix politique d'un échec à Copenhague si élevé que je suis absolument convaincue que les dirigeants réfléchiront avec attention avant de décider s'ils sont prêts à le payer", a-t-elle indiqué samedi lors d'un point presse, rapporte la presse mondiale.
On imagine que ce prix politique est plus élevé dans les démocraties que dans les dictatures comme la Chine...
Connie Hedegaard réunit aujourd'hui 48 ministres de l'Environnement pour des consultations informelles au ministère des Affaires étrangères danois avant la reprise des négociations lundi.
Borloo : "la magie" de Copenhague va jouer
Deux questions essentielles doivent être résolues d'ici la fin de la semaine pour qu'un accord convenable puisse être trouvé : des engagements plus importants, y compris des grands pays émergents, sur les réductions des émissions de CO2 et un soutien financier pous ambitieux des pays industrialisés en direction des pays pauvres, peut-être sous la forme d'une taxe sur les transactions financières comme le proposent la France et la Grande-Bretagne.
Interrogé ce matin sur Europe 1, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Environnement, a estimé que "la magie de Copenhague" allait opérer et que la décision finale serait prise par les chefs d'Etat et de gouvernement présents les 17 et 18 décembre.
11:10 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague
vendredi, 11 décembre 2009
Climat : l'Europe donnera 7,2 milliards d'euros mais ne visera pas seule -30% des émissions
Hier soir, les pays européens peinaient à rassembler les 6 milliards d'euros espérés d'aides à verser d'ici 2012 aux pays pauvres pour qu'ils s'adaptent au changement climatique.
Pas que de l'argent frais...
Ce midi, miracle, les promesses de dons vont au-delà puisque le total devrait atteindre 7,2 milliards d'euros sur trois ans : 1,36 M€ pour la Grande-Bretagne, 1,26 M€ pour l'Allemagne et la France, 800 millions d'€ pour la Suède, 300 pour l'Espagne, 100 pour la Finlande.
Il s'agit d'une aide immédiate jusqu'à la mise en oeuvre d'un nouveau traité qui doit prévoir des financements internationaux beaucoup plus importants.
Ce total n'a pu être obtenu qu'en additionnant de l'argent frais et une réaffectation des aides au développement déjà programmées, ce qui relativise l'importance de l'aide européenne.
Mais Nicolas Sarkozy voit dans ce montant la preuve que l'Europe détient le leadership mondial dans la lutte contre le changement climatique.
Emissions : l'Europe visera les - 30% si les autres se bougent
En revanche, le président français, qui avait promis hier aux associations écologistes de se "battre à mort" en faveur d'un engagement européen de réduction de 30% des émissions de CO2, a fait chou blanc sur ce point.
L'Union européenne reste sur sa promesse d'une baisse des émissions de 20% d'ici 2020 et confirme qu'elle portera son engagement à 30% si les autres pays industrialisés, notamment les USA qui ne sont aujourd'hui qu'à moins 4%, font davantage.
Pas question pour les dirigeants européens de partir la fleur au fusil et de mettre en péril la survie de l'économie de l'UE face à la concurrence mondiale.
13:50 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, europe
Copenhague : tout le monde d'accord sur 2°C ?
La proposition d'accord faite par les pays du G77 (réunissant 130 pays en voie de développement) dont Le Monde a dévoilé le contenu, fait référence à la nécessité de ne pas dépasser une hausse de température de 2°C d'ici la fin du siècle si l'on veut échapper aux effets les plus dangereux du réchauffement.
Cet objectif, déjà accepté par l'Union européenne et les pays du G20, suppose que les pays industrialisés fassent de gros efforts de réduction des émissions de CO2.
Mais ces efforts ne suffiront pas, selon les scientifiques. Il faudra donc que les pays en développement, notamment les grands pays émergents, prennent une part du fardeau.
Que cette mention apparaisse aujourd'hui dans le texte du G77 ouvre peut-être une piste pour faire converger, selon des modalités à négocier, les efforts des pays du Nord et du Sud.
On ajoutera que les petits pays insulaires, dont la survie est déjà menacée par la hausse du niveau de la mer, réclament de ne pas dépasser une hausse de 1°5 C. Seront-ils entendus ?
11:25 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
jeudi, 10 décembre 2009
En 2020, les émissions chinoises auront doublé
Quand les dirigeants chinois ont récemment annoncé qu'ils allaient réduire de 40% à 45% l'intensité carbonique liée à la croissance du pays, ils ont affrmé qu'il s'agissait d'une décision historique d'importance mondiale.
Déjà, à l'époque, plusieurs experts avaient émis des réserves soulignant que la Chine n'allait pas réduire le volume de ses émissions de gaz à effet de serre mais seulement en freiner la croissance.
Aujourdhui, les calculs montrent qu'en dépit de l'annonce chinoise, les émissions du pays devraient augmenter de 74 à 100% d'ici 2020.
Cette hausse représenterait donc trois à quatre fois la baisse combinée des émissions annoncée par les Etats-Unis et l'Union européenne, souligne un expert cité par l'AFP.
Si on calcule le tonnage des émissions par habitant, la Chine dépasserait la France en 2012 ou 2013, puis l'Union européenne entre 2018 et 2020.
C'est donc toute l'argumentation chinoise sur la nécessité de faire porter l'essentiel des efforts de réductions sur les pays développés qui s'effondre : ces efforts seraient en effet réduits à néant à cause de la seule augmentation des émiisions de la Chine.
On le voit, Nord et Sud sont condamnés à s'entendre.
11:47 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, chine
mercredi, 09 décembre 2009
Climategate : les pistes russe et saoudienne
Le journal Le Monde a consacré une partie de sa Une datée d'aujourd'hui à l'affaire du Climategate, utilisée par les climato-sceptiques pour contester que l'activité humaine soit la cause d'un réchauffement climatique qu'ils mettent en doute.
La partie la plus intéressante des articles du Monde concerne la diffusion des courriels volés sur les sites du Centre britannique de recherche sur le climat de l'East Anglia.
Il apparaît en effet que les serveurs utilisés pour cette diffusion étaient situés en Arabie saoudite et en Russie.
Question : les autorités de ces pays gros producteurs de pétrole sont-elles en cause dans le piratage ou dans l'exploitation qui en a été faite ou s'agit-il d'une manipulation qui vise à les impliquer ?
Leur degré de collaboration aux enquêtes en cours fournira un indice précieux.
12:23 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climategate
mardi, 08 décembre 2009
Climat : l'ONU veut un traité contraignant en 2010
Recevant hier Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré publiquement : "Notre cible, notre but, est d'avoir un traité légalement contraignant le plus tôt possible en 2010".
M. Ban a salué "l'engagement ferme et le sens de l'Etat du président Sarkozy, qui ont fortement contribué à amener les négociations à leur stade actuel ".
Et il ajouté : "Je compte sur le sens de l'initiative, sur l'engagement et le soutien du gouvernement français pour que nous parvenions à sceller un accord à Copenhague."
11:19 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
Climat : le PNUE et Nicholas Stern affirment qu'un accord sur les émissions "est à notre portée"
La veille de l'ouverture de la conférence de Copenhague, un rapport de l'économiste Nicholas Stern et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) montre qu'un accord sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre est envisageable.
Un écart de quelques milliards de tonnes seulement
Dans le nouveau rapport, le PNUE et Nicholas Stern, spécialiste britannique du changement climatique, estiment que le fossé qui sépare les plus fortes réductions de GES proposées jusqu'ici des besoins effectifs ne dépasse peut-être pas quelques milliards de tonnes.
Selon les auteurs du document, la communauté mondiale doit se fixer pour objectif des émissions maximum de 44 milliards de tonnes par an en 2020 afin d'avoir une chance de limiter la hausse des températures à deux degrés centigrade par rapport à l'époque préindustrielle.
Or, les réductions proposées actuellement par les pays développés et en développement suffiraient à limiter les émissions à 46 milliards de tonnes par an d'ici à 2020, à condition d'être rigoureusement appliquées.
Ces dernières semaines, des pays comme les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Indonésie ont avancé de nouveaux objectifs visant à ralentir le changement climatique.
D'après le rapport, les émissions mondiales actuelles s'élèvent à 47 milliards de tonnes par an. Sans aucune réduction, elles pourraient atteindre autour de 55 milliards de tonnes ou plus d'ici à 2020.
Les conclusions des experts pas si éloignées ?
Par contraste, beaucoup d'experts estiment que les engagements pris jusqu'à présent sont insuffisants pour atteindre les objectifs définis pour éviter les plus graves effets du changement climatique - notamment veiller à ce que les émissions mondiales baissent après 2020.
Adamn Steiner, le directeur du PNUE, affirme que l'écart entre le point de vue des scientifiques sur l'action à mener et ce qui est proposé à Copenhague a sensiblement diminué.
"On pourrait dire que nous sommes à quelques gigatonnes d'un accord à Copenhague pour ce qui est de l'objectif de 44 gigatonnes d'ici à 2020, c'est à notre portée", a-t-il poursuivi.
Steiner a ajouté que l'écart actuel entre les engagements des 190 pays et les efforts qu'il leur faudrait consentir à la conférence se situait sans doute aux environs de deux gigatonnes. Le rapport évoque une fourchette de une à cinq gigatonnes.
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lundi, 07 décembre 2009
Copenhague : l'ONU réclame des actes, vite
"Le temps des déclarations est terminé, celui de ressasser des positions déjà connues aussi : servez-vous du travail déjà accompli et transformez-le en actes", a lancé ce matin Yvo de Boer, le patron du climat à l'ONU, aux délégués réunis à Copenhague.
Il a estimé que la conférence "ne sera un succès que si une action significative et immédiate commence" le jour même où ses travaux s'achèveront.
12:13 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague


