lundi, 30 novembre 2009
Climat : l'Europe doute des efforts chinois
Quelle est la réalité des efforts chinois en matière de lutte contre le changement climatique ?
C'est la question majeure posée lors du sommet entre l'Union européenne et la Chine qui vient de s'achever à Nankin.
L'Europe demande des explications
Alors que les Chinois ont présenté la semaine dernière leur intention de diminuer de 40% d'ici 2020 l'intensité carbonique liée à la croissance très vigoureuse de leur pays, les experts s'interrogent sur la portée réelle de cet engagement.
Ne s'agit-il pas simplement de limiter la croissance des émissions chinoises et non d'en réduire le volume ?
Lors des entretiens avec les responsables chinois, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a demandé des explications détaillées : " Qu'est-ce que cela signifie par rapport à la situation actuelle ? Quelles sont les mesures prises dans l'économie chinoise pour répondre à ces objectifs ? ".
Preuve que les explications données n'ont pas totalement convaincu l'Union européenne, le président suédois de l'Europe Fredrik Reinfeldt a lancé, lors d'une conférence de presse : "Le défi du climat ne peut être relevé sans que la Chine prenne un rôle de leader et assume sa responsabilité. Les contributions mondiales mises sur la table pour réduire les émissions ne sont pas suffisantes pour limiter la hausse des températures à deux degrés. Il faut faire davantage".
La Chine défend ses efforts pour limiter ses émissions
En réponse, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a renvoyé les pays industrialisés à leur responsabilité historique et souligné que, pour la Chine, "atteindre l'objectif demandera des efforts énormes qui marquent une contribution majeure aux efforts mondiaux".
Pour les dirigeants chinois, "la clef du succès serait de suivre le principe de responsabilités communes mais différenciées".
En clair, la Chine ne veut pas être contrainte à des restrictions qui nuiraient à son développement futur alors que ses émissions de CO2 par habitant sont très inférieures à celles des pays développés.
12:00 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague, chine
Climat : "Votez Planète", invite le WWF France
Dans le cadre d’Earth Hour (60 min pour la planète), le WWF soutient avant Copenhague la campagne participative Votez Planète qui donne la possibilité à chacun de faire entendre sa voix jusqu'aux portes de Copenhague.
Un outil pour les citoyens
Ce nouvel outil offre aux éco-citoyens l’opportunité de faire entendre leurs voix auprès des décideurs politiques et économiques en votant sur le site www.votezplanete.fr (ou directement depuis son Iphone).
Tous les votes sont ensuite comptabilisés et localisés sur une carte Google montrant ainsi l'engagement planétaire en faveur de la lutte contre le changement climatique.
« Votez planète est un dispositif interactif qui permet aux citoyens de faire la différence. Cela donne la parole à des millions de personnes qui, autrement, n’auraient aucune chance d’influencer les décideurs », déclare Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France
Spécial Earth Hour à Copenhague
Le 28 mars 2009, des millions de personnes dans plus de 4000 villes et 88 pays du monde entier ont éteint leurs lumières pour Earth Hour, participant ainsi une opération de mobilisation sans précédent.
Le 16 Décembre 2009 à 19h, en pleine conférence sur le climat, un nouveau Earth Hour sera organisé à Copenhague.
"Pour soutenir cette action et inciter les dirigeants du monde à agir avec détermination pour sauver la planète, le WWF vous invite dès maintenant à vous mobiliser et à mobiliser autour de vous pour voter pour la planète", explique l'ONG.
11:31 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, wwf, planète
Flash-Mob de l'Ultimatum climatique le 5 décembre
Deux jours avant l’ouverture du sommet de Copenhague, les onze ONG réunies au sein de l’Ultimatum Climatique appellent à une Flash-Mob (une mobilisation éclair) le samedi 5 décembre à Paris et dans plusieurs autres villes.
"L’heure n’a pas été choisie au hasard : 12h18, comme 18 décembre (à l’anglaise : 12/18), le dernier jour du sommet de Copenhague. Ce jour-là, la planète devra être à la hauteur du plus grand défi auquel elle a jamais été confrontée : les changements climatiques. Les chefs d’Etat et de gouvernement devront signer un accord ambitieux pour préserver notre planète", expliquent les organisateurs.
L'idée est de former un ensemble musical où se répondront et s’animeront trois motifs musicaux, correspondant aux trois couleurs de l’Ultimatum Climatique : orange, noir et blanc.
Orchestré par des percussionnistes, chacun reproduira un son ou un battement, selon la couleur qu’il aura choisei. Le tout formera un rythme festif et cohérent, rendu possible par la participation collective des personnes présentes.
Des Flash-Mob auront lieu à Paris et dans plusieurs villes de province.
Pour en savoir plus, le site de l'Ultimatum climatique.
11:24 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, flash-mob
samedi, 28 novembre 2009
Climat : l'Inde va s'engager sur les émissions
Après les annonces par les USA et la Chine de réduction ou de meilleur contrôle de leurs émissions de CO2, l'Inde pouvait difficilement accepter de porter le bonnet d'âne climatique en restant silencieuse sur la question.
C'est le Premier ministre indien Manmohan Singh qui a franchi le pas ce matin en indiquant pour la première fois que son pays était prêt à s'engager en faveur d'objectifs "ambitieux" de réduction des émissions de gaz à effet de serre à condition que le partage du fardeau soit "équitable".
M. Singh s'exprimait à Port of Spain, capitale de Trinidad et Tobago où se tient un sommet du Commonwealth, consacré principalement au réchauffement climatique en vue du sommet de l'ONU sur cette question organisé du 7 au 18 décembre à Copenhague.
Il n'a pas donné d'indications chiffrées.
12:29 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, inde
Copenhague : le patron de l'ONU rameute
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a insisté une nouvelle fois hier, lors d''une réunion de dirigeants du Commonwealth à Port-of-Spain (Trinité-et-Tobago), sur la nécessité d''arriver à un accord sur le changement climatique à Copenhague en décembre.
"Le message que je vous adresse aujourd''hui est simple : restez concentrés, restez engagés, venez à Copenhague et concluez un accord", a dit M. Ban dans un discours. "Un accord qui soit ambitieux, un accord qui soit équitable, un accord qui correspond aux exigences de la science", a-t-il ajouté.
A seulement neuf jours du Sommet de Copenhague, le secrétaire général et le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, qui est l''hôte du Sommet, essaient d''obtenir que chaque pays se joigne à un accord qui permette une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Quelque 80 dirigeants ont promis de participer au Sommet, et chaque jour d''autres annoncent leur présence.
"La dynamique est forte et continue de croître", a souligné M. Ban lors de cette réunion du Commonwealth, sa dernière participation à une réunion internationale avant Copenhague.
12:24 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, copenhague
vendredi, 27 novembre 2009
A Manaus, Sakozy et Lula un peu seuls ...
Le sommet amazonien qui s'est tenu à Manaus (Brésil) a tourné court : sur les huits présidents des pays invités, seuls trois se sont déplacés pour discuter de la lutte contre la déforestation avec Nicolas Sarkozy, le président Lula et le président de Guyana...
20% des crédits pour protéger les forêts
Du coup, Nicolas Sarkozy s'est fendu d'une nouvelle invitation destinée cette fois aux chefs d'Etat africains du bassin forestier du Congo (Angola, Burundi, Cameroun, Gabon, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Rwanda, Tanzanie et Zambie) à se rendre à Paris le 16 décembre.
Il espère les convaincre d'arrêter «une position commune» concernant la déforestation qui est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre.
A Manaus, le président français a proposé que 20% des crédits qui seront alloués dans les trois ans à venir par les pays riches aux pays pauvres pour lutter contre le réchauffement climatique soient consacrés à la protection des forêts.
Au cours de la conférence de presse qui a suivi le sommet amazonien, Nicolas Sarkozy a jugé les récentes annonces américaines et chinoises sur les émissions "extrêmement encourageantes pour le succès de Copenhague" même s'il a regretté à demi-mots que Barack Obama vienne dans la capitale danoise le 9 décembre et non les 17 et 18 comme les autres dirigeants.
13:20 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : deforestation, amazonie, sarkozy
Copenhague : pour Borloo "la confiance est revenue"
A la suite des annonces de la Chine et des USA sur leurs objectifs concernant les émissions de CO2, Jean-Lous Borloo, le ministre français de l'Ecologie, affirme aujourd'hui dans le journal La Tribune : "La confiance est revenue. Copenhague peut et doit réussir. On peut parvenir à un accord politique précis qui engage, qui contient des chiffres pays par pays".
Pour le ministre de l'Ecologie, "ce qui compte c'est que chacun mesure l'importance d'aller vers une société plus sobre en carbone et prenne des engagements clairs".
Mais il précise aussi que les annonces faites sont loin des recommandations scientfiques pour que la hausse des températures n'excède pas 2°C.
12:57 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : borloo, copenhague
L'Europe aura son commissaire au Climat
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a annoncé aujourd'hui la création d'un poste de commissaire au Climat dans sa nouvelle équipe.
Cette délégation sera désormais détachée de celle de l'Environnement.
C'est la ministre Connie Hedegaard, chargée de ces fonctions au sein du gouvernement danois, qui occupera ce poste.
12:45 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, europe
Climat : la Chine a réussi son effet d'annonce
En annonçant des objectifs chiffrés pour mieux contrôler les émissions de CO2 de leur pays, les dirigeants communistes chinois ont parfaitement réussi leur coup de com' : Greenpeace a salué "un pas très positif" et l'ONU a parlé "d'un formidable coup de fouet".
Pas de réduction des émissions mais une moindre croissance
Mais la réalité est plus décevante. Comme nous l'évoquions déjà, la Chine n'entend pas réduire ses émissions de gaz à effet de serre mais mieux contrôler leur croissance.
Les Chinois veulent continuer à assurer la croissance économique de leur pays (+8% cette année) mais en diminuant l'intensité carbonique nécessaire, notamment par une meilleure efficacité énergétique et le recours à des énergies moins polluantes.
Dans les faits, les émissions de CO2 continueront à augmenter mais pas si vite. Au lieu de doubler, elles n'augmenteront peut-être que de 50%.
Mais la Chine refuse toujours de se fixer une date à partir de laquelle ses émissions de CO2 auront atteint un pic et commenceront à baisser.
Une "contribution majeure" en trompe-l'oeil
C'est là toute la différence avec les engagements des pays développés, par exemple de l'Europe qui a annoncé une réduction de ses émissions de 20% et jusqu'à 30% d'ici 2020 si un accord international est trouvé.
On est donc assez loin de la "contribution majeure" à la lutte contre le changement climatique que la Chine a revendiquée mais cette annonce a le mérite de faire bouger les verrous qui bloquaient la négociation en vue du sommet de Copenhague.
Enfin, si ces engagements sont inscrits dans un accord international, ils pourront donner lieu à des vérifications de leur bonne exécution sur le terrain où les autorités locales n'en font souvent qu'à leur tête.
12:34 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, copenhague
Climat : quand l'Inde se réveillera-t-elle ?
L'annonce d'un effort, mesuré, de la Chine pour limiter la croissance de ses émissions de gaz à effet de serre place du coup l'Inde dans la situation du cancre climatique avant le sommet de Copenhague.
La Chine a mis la pression sur l'Inde
Jairam Ramesh, le ministre de l'Environnement indien, en est bien conscient.
Dans les colonnes de l'Hindustan Times, il vient de déclarer : ""La Chine nous a réveillés. Désormais, la pression vient même des pays en développement avancé. Nous devons penser vraiment à notre stratégie climatique maintenant et chercher de la flexibilité".
Jairam Ramesh sait de quoi il parle en évoquant la nécessité pour l'Inde de se montrer plus flexible.
C'est lui qui avait proposé voici quelques semaines de faire évoluer la position de son pays, aujourd'hui quatrième plus gros émetteur au monde, qui campait sur la dénonciation des pays développés et refusait d'accepter des objectifs contraignants de réduction de ses émissions.
Cet appel à plus de réalisme avait valu au ministre une sévère mise en cause dans son pays.
Avec les annonces venues des USA et de la Chine, l'Inde doit désormais tout faire pour ne pas apparaître comme le pays qui risque de faire échouer le sommet de Copenhague.
11:59 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, copenhague


