samedi, 07 novembre 2009

Au G20, l'économie éclipse le climat

Alors que la session de négociations sur le climat sous l'égide de l'ONU s'achevait hier à Barcelone sans grandes avancées, la réunion du G20 à Saint Andrews (Ecosse) s'ouvrait en début de soirée.

Les ministres des Finances des pays les plus puissants de la planète (pays industrialisés et grands pays émergents) ont plusieurs gros dossiers à discuter : le soutien à une croissance économique mollassonne et le financement de la lutte contre le changement climatique.

Tétanisés par les chiffres du chômage aux USA
Or, il semble bien que la reprise éclipse le climat.
Tétanisés par les statistiques américaines montrant que le chômage touche 10,2% de la population des Etats-Unis, les grands argentiers ont surtout discuté des moyens de prolonger les mesures de relance.

Du même coup, ils semblent avoir un peu oublié le mandat qui leur avait été donné par les chefs d'Etat et de gouvernement dans le communiqué final du dernier sommet du G20 à Pittsburgh : "Faire un rapport présentant une série d'options possibles pour le financement du changement climatique".

Ce matin, il n'est même pas sûr que la question sera mentionnée dans le communiqué final de la réunion écossaise dont la mise au point agite les différentes délégations.

Personne ne veut saisir la patate chaude
Personne ne semble vouloir prendre à pleines mains la patate chaude : les pays développés parce qu'ils sont convaincus que le sommet de Copenhague ne débouchera que sur un accord politique sans mesures concrètes ; les grands pays émergents parce qu'ils se sentent minoritaires au G20 et que pour eux, le terrain normal de la négociation climatique est la Convention des Nations Unies où ils peuvent rameuter les pays les plus pauvres.

La teneur de la déclaration finale pourrait bien donner un indice supplémentaire que le sommet de Copenhague est mal parti.

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