jeudi, 05 novembre 2009

Pour les USA, pas d'accord possible à Copenhague si les grands pays émergents ne s'engagent pas

La presse américaine fait état ce matin des déclarations de Todd Stern, l'émissaire américain pour le climat, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Les grands pays émergents sur la sellette 
"Nous ne sommes pas d'accord sur le fait que nous devions nous engager à mettre en oeuvre ce que nous avons promis de faire tandis que de grands pays en développement ne prennent aucun engagement", a averti Todd Stern.

Il a prévenu que l'attitude consistant à faire porter la seule responsabilité du réchauffement climatique sur le monde développé "ne débouchera pas sur un accord à Copenhague".

L'émissaire américain a invité les grands pays émergents à changer d'approche, en particulier la Chine : "Aucun pays ne tient entre ses mains le destin de la planète autant que la Chine".

Tout en reconnaissant que plusieurs pays émergents (Chine Inde, Brésil) avaient annoncé la mise en oeuvre de mesures pour limiter la croissance de leurs émissions, Todd Stern a estimé que "le défi, c'est de convaincre ces pays qu'ils doivent faire plus et traduire ces engagements dans un accord international".

Lenteur des négociations "totalement problématique"
Or l'émissaire américain a qualifié de "totalement problématique" la lenteur des négociations menées sous l'égide de l'ONU et qui doivent se conclure à Copenhague.
En revanche, Todd Stern a estimé que les discussions sont plus constructives dans un cadre bilatéral et lors des rencontres du  Forum des économlies majeures.

Exemplaires les Etats-Unis ? 
Todd Stern a estimé que les Etats-Unis avaient aussi encore beaucoup de travail à accomplir, réaffirmant le ferme engagement du président Barack Obama à combattre le réchauffement climatique.

"Ce que nous faisons au plan intérieur est très important pour notre crédibilité et notre influence", a-t-il dit.
Le texte, adopté en juin par la Chambre des représentants, est examiné depuis quelques jours au Sénat et ne sera sans doute pas adopté avant le sommet de Copenhague, ce qui risque de fragiliser la position internationale de Barack Obama.

"Le monde suit de près notre processus législatif et plus on fera de progrès, mieux ça sera", a insisté M. Stern.

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