jeudi, 05 novembre 2009
Politiques climatiques : la folie des classements
Une frénésie de classements semble avoir saisi les écologistes ! Après le "Climate Circus" des députés européens Verts, c'est au tour de Greenpeace et du WWF International de tenter un hit-parade des meilleures et des pires politiques de lutte contre le changement climatique.
Jouez aux flèchettes avec Greenpeace
Greenpeace fait dans le ludique avec une cible sur laquelle l'internaute est appelé à lancer des flèchettes correspondant chacune à un dirigeant politique.
A ce petit jeu, c'est Barack Obama qui décroche le plus mauvais score avec un pathétique 0,8/10 et un commentaire le désignant comme "digne héritier de George W. Bush" pour son manque d'ambition en la matière.
Guère mieux pour Nicolas Sarkozy qui n'obtient que 3,7/10, pour ses "beaux discours" et son "obsession du nucléaire".
Greenpeace apprécie la Chine..
Le Premier ministre espagnol Jose-Luis Zapatero est pointé comme le pire leader européen sur la question du climat avec un piteux 2,8/10. Greenpeace lui reproche le non-respect par l'Espagne de ses objectifs figurant au protocole de Kyoto mais lui reconnaît ses efforts en matière d'énergies renouvelables (solaire, éolien).
En revanche, Greenpeace félicite le dirigeant chinois Hu Jin Tao qui décroche la 2ème place avec 5,9/10 pour ses efforts. Greenpeace explique que "les pays en développement font nettement plus d'efforts pour tenter de résoudre cette crise, tandis que les pays industrialisés semblent passer plus de temps à expliquer qu'on a peu de chances d'obtenir un bon accord que de travailler en ce sens".
Dommage que le critère de la démocratie ne figure pas dans la liste que retient Greenpeace ...
WWF International s'y met aussi
Plus sérieux est le classement effectué par WWF International qui a examiné à la loupe les meilleures mesures politiques concrètes prises par les dirigeants contre le changement climatique.
L'Allemagne décroche le pompon avec les deux premières places pour sa politique réglementaire sur l'efficacité énergétique des bâtiments et celle sur les énergies renouvelables.
16:39 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat
Etats-Unis : une commission du Sénat approuve la loi sur le climat
La commission de l'Environnement du Sénat américain a approuvé jeudi par 10 voix contre une la loi sur le réchauffement climatique, en l'absence de la minorité républicaine dont seul le président de groupe s'était déplacé pour une brève déclaration.
"Nous sommes contents que malgré le boycott des républicains, nous ayons fait avancer ce projet de loi", a déclaré la présidente de la commission Barbara Boxer.
Mécontents de la manière dont l'examen du projet de loi est mené et sans doute désireux d'en ralentir l'adoption, les sénateurs républicains républicains réclament une analyse complète de la part de l'Agence américaine de l'Environnement (EPA).
16:09 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, senat, climat
Le captage et le stockage du CO2 seront une réalité industrielle à partir de 2020
Parfois considérée comme une lubie de savants fous, le captage et le stockage de CO2 (CSC) peuvent-ils être efficaces pour limiter les émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le changement climatique ?
Oui, répondent en choeur les experts de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), de l'Institut français du pétrole et du Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) qui organisent un colloque sur ce thème à Paris aujourd'hui et demain.
Réduire de 20 à 30% les émissions de l'industrie
Ils avancent même des chiffres : le captage et le stockage de CO2 pourraient contribuer à hauteur de 20 à 30% à la réduction des émissions de CO2 dans l'industrie d'ici à 2050.
"L'objectif à terme est de stocker quelques milliards de tonnes de CO2 chaque année. Ces techniques seront industrialisées à l'horizon 2020 : aucune autre technologie ne pourra alors avoir un tel impact à un horizon aussi proche", selon François Démarcq, le directeur général délégué du BRGM.
Plusieurs dizaines de projets sur les CSC sont actuellement en cours dans le monde et quelques sites pilotes ont déployé la technique.
Deux obstacles : le coût et l'opinion publique
Mais la perspective d'un développement à grande échelle des CSC se heurte à deux obstacles : le coût et l'opinion publique.
Concernant le coût du captage et du stockage, il faudrait le diviser par trois d'ici 2020 pour pouvoir l'aligner sur le prix du CO2 sur le marché des émissions.
Reste la question de l'acceptabilité de ces technologies. Les organisations écologistes les critiquent, estimant qu'il vaut mieux investir dans l'efficacité énergétique et les énergies durables plutôt que de prolonger l'utilisation de sources d'énergie fossile.
Enfin, il faudra convaincre l'opinion publique de l'intérêt et de l'innocuité de ces technologies : pas facile quand on voit les réticences à accepter les sites de stockage des déchets, en particulier nucléaires.
Ce sera une des questions au menu des deux jours du colloque parisien qui réunit environ 500 participants (chercheurs, industriels, économistes, financiers et décideurs des services publics et privés) venus de quelque 25 pays.
11:12 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : captage, stockage, co2
Pour les USA, pas d'accord possible à Copenhague si les grands pays émergents ne s'engagent pas
La presse américaine fait état ce matin des déclarations de Todd Stern, l'émissaire américain pour le climat, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
Les grands pays émergents sur la sellette
"Nous ne sommes pas d'accord sur le fait que nous devions nous engager à mettre en oeuvre ce que nous avons promis de faire tandis que de grands pays en développement ne prennent aucun engagement", a averti Todd Stern.
Il a prévenu que l'attitude consistant à faire porter la seule responsabilité du réchauffement climatique sur le monde développé "ne débouchera pas sur un accord à Copenhague".
L'émissaire américain a invité les grands pays émergents à changer d'approche, en particulier la Chine : "Aucun pays ne tient entre ses mains le destin de la planète autant que la Chine".
Tout en reconnaissant que plusieurs pays émergents (Chine Inde, Brésil) avaient annoncé la mise en oeuvre de mesures pour limiter la croissance de leurs émissions, Todd Stern a estimé que "le défi, c'est de convaincre ces pays qu'ils doivent faire plus et traduire ces engagements dans un accord international".
Lenteur des négociations "totalement problématique"
Or l'émissaire américain a qualifié de "totalement problématique" la lenteur des négociations menées sous l'égide de l'ONU et qui doivent se conclure à Copenhague.
En revanche, Todd Stern a estimé que les discussions sont plus constructives dans un cadre bilatéral et lors des rencontres du Forum des économlies majeures.
Exemplaires les Etats-Unis ?
Todd Stern a estimé que les Etats-Unis avaient aussi encore beaucoup de travail à accomplir, réaffirmant le ferme engagement du président Barack Obama à combattre le réchauffement climatique.
"Ce que nous faisons au plan intérieur est très important pour notre crédibilité et notre influence", a-t-il dit.
Le texte, adopté en juin par la Chambre des représentants, est examiné depuis quelques jours au Sénat et ne sera sans doute pas adopté avant le sommet de Copenhague, ce qui risque de fragiliser la position internationale de Barack Obama.
"Le monde suit de près notre processus législatif et plus on fera de progrès, mieux ça sera", a insisté M. Stern.
10:41 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, copenhague
Copenhague : les interrogations des députés sur la stratégie de l'Europe
Les défis qui attendent l'Union européenne à la conférence de l'ONU sur le climat prévue à Copenhague ont été présentés hier par le commissaire responsable, Stavros Dimas, aux députés de la commission de l'environnement.
Le commissaire Dimas, qui a confié parler probablement pour la dernière fois en tant que commissaire à l'environnement, a salué le rôle clé du Parlement dans l'élaboration des politiques environnementales de l'UE, en particulier dans le domaine du changement climatique.
Trois grands défis
Sur la question des négociations en cours en prévision de la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques (COP 15), M. Dimas a identifié trois grands défis :
- comment garantir que les pays en développement acceptent des objectifs ambitieux de réduction d'émissions ;
- comment réduire les émissions dans les pays industrialisés ;
- où trouver les fonds nécessaires pour aider les pays en développement à atteindre les objectifs.
" Nous demandons aux pays en développement de suivre l'exemple européen en matière de réduction d'émissions en s'engageant à les réduire de 30% en 2030", a déclaré le commissaire
Il a ajouté que la formule pour l'évaluation des réductions de CO2 dans les pays en développement devrait prendre en compte les conditions locales spécifiques à chaque pays.
USA, Canada, Russie et Ukraine critiqués
M. Dimas a également critiqué les États-Unis, la Russie, l'Ukraine et le Canada pour ne pas avoir fixé des objectifs plus ambitieux de réduction d'émissions : "Si les pays industrialisés ne font pas leur part, nous ne pouvons escompter que les autres fassent la leur», a-t-il déclaré.
La lutte contre le changement climatique pourrait coûter de 20 à 50 milliards d'euros par an après 2020, a déclaré M. Dimas.
Le président de la commission de l'environnement, Jo Leinen, a déclaré que "l'UE doit prendre la tête d'un accord mondial contraignant et ambitieux. L'année 2020 devrait représenter un tournant pour les émissions mondiales de gaz à effet de serre. L'UE doit devenir le leader d'une économie à faibles émissions de CO2, en vue de protéger le climat et de créer de nouveaux emplois".
Les questions des députés européens
Linda McAvan (S & D, UK) a demandé plus de détails sur les engagements financiers, craignant que le rejet de la législation sur les fuites de carbone puisse poser problème, question à laquelle le commissaire a répondu que la législation pourrait encore être révisée plus tard en 2010, après la conclusion d'un accord à Copenhague.
Chris Davies (ADLE, UK) s'est intéressé aux modifications concernant la fixation des objectifs présentés en septembre en vue de compenser la hausse de température de 2˚C dans tous les pays industrialisés. M. Dimas a déclaré qu'il s'agissait là de positions de négociation et que l'UE ferait pression en faveur d'un document clair, ambitieux et juridiquement contraignant pour toutes les parties.
Satu Hasi (Verts / ALE, FI) s'est inquiétée de la possibilité pour les lobbies de l'industrie d'édulcorer l'accord et Miroslav OUZKÝ (ECR, CZ) a averti que le problème international en matière de réduction future d'émissions ne viendrait probablement pas de la Chine mais de l'Inde.
Oreste Rossi (EFD, IT) a fait part de sa déception, car à son avis, un accord serait favorable aux entreprises non européennes en autorisant le transfert de technologies vers les pays en développement. Le commissaire Dimas a répondu que le contraire était en fait correct : l'accord aiderait à développer une économie "verte" en Europe, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités et créant de nouveaux emplois.
10:16 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, europe


