mardi, 03 novembre 2009
Obama croit encore un accord possible
Hier, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a rencontré le Président des États-Unis, Barack Obama, à la Maison Blanche. C'était une réunion bilatérale entre la Suède et les États-Unis avant la rencontre au sommet entre l’UE et les États-Unis qui a lieu aujourd'hui.
"Comme envoyer un humain sur la Lune"
« Plus de la moitié de la rencontre a été consacrée à la question climatique », a expliqué Fredrik Reinfeldt. « Il est évident que Obama a marqué un tournant pour les États-Unis et le début d’une politique de changement en ce qui concerne le climat», a indiqué le Premier ministre suédois avant de continuer : « Mais il n’y a que l’UE à être prête. C’est comme d’envoyer un être humain sur la Lune. Beaucoup de choses doivent être résolues avant d’y parvenir, et nous ne savons pas comment cela va se passer. »
Et d'ajouter : « L’UE pose aussi ses conditions : nous prenons notre responsabilité en ce qui concerne le financement climatique et la réduction de l'empreinte carbone, mais nous exigeons des mesures de la part des autres. »
Poser les bases
Le Président Obama a également commenté la question climatique après la rencontre : « Nous nous approchons de plus en plus de Copenhague. La Suède tout comme les États-Unis et l’UE sont intéressés par un résultat qui va nous conduire sur la voie du développement durable, et qui ne va pas faire accélérer la catastrophe du changement climatique. »
Le Président Obama a exprimé son espoir de parvenir à un accord sur le climat même si celui-ci ne résoudra pas tous les problèmes en la matière, mais ce sera en tout cas un pas dans la bonne direction et posera les bases des progrès à venir.
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Barcelone : l'ONU met la pression sur les délégués
Le dernier cycle de négociations sur la lutte contre les changements climatiques avant le Sommet de Copenhague en décembre a démarré hier à Barcelone
S'exprimant devant plus de 4 000 participants de 181 pays lors de cette réunion qui doit durer cinq jours, le secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Yvo de Boer, a déclaré que des progrès lors de ces pourparlers étaient cruciaux si l'on voulait conclure un traité à Copenhague.
"L'heure fatidique approche"
« Après près de deux ans de négociations, l'heure fatidique approche », a souligné M. de Boer. Selon lui, un accord sur les contributions financières des pays industrialisés est notamment nécessaire avant Copenhague.
A Copenhague, les gouvernements doivent se mettre d'accord sur un traité destiné à succéder au Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce protocole arrive à expiration en 2012.
« Les objectifs des pays industrialisés actuellement sur la table manquent clairement d'ambition », a dit M. de Boer, prenant pour référence l'étude du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) qui estime que, d'ici à 2050, ces pays devraient réduire leurs émissions de 25 à 40% par rapport aux niveaux de 1990 tandis que les émissions mondiales devraient être réduites de moitié, si l'on veut éviter les pires effets du changement climatique.
Par ailleurs, cinq pays (Argentine, Cambodge, Equateur, Népal et Sri Lanka) ont rejoint le programme UN-REDD destiné à réduire les émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts dans les pays en développement, a annoncé le Programme des Nations Unies pour l'environnement.
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