samedi, 31 octobre 2009

A Barcelone, lundi, dernière étape de négociations avant le sommet de Copenhague

Un accord complet à Copenhague est désormais hors de portée : la dramatisation de cet enjeu n'a pas permis d'accélérer les prises de décisions.

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L'Indonésie appelle les pays développés à débloquer des fonds pour aider les plus pauvres

L'Indonésie a appelé jeudi les pays développés à apporter des fonds pour soutenir le renforcement des capacités et financer les recherches scientifiques sur le changement climatique menées par les pays en voie de développement.

Le président du Conseil indonésien sur le changement climatique, Rachmat Witoelar, a lancé cet appel à l'occasion du 31ème Panel intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC-IPCC) qui s'est tenu à Bali.

"Les pays en voie de développement sont ceux qui doivent faire face aux impacts les plus graves du changement climatique. Avec des résultats profonds et rapides des recherches scientifiques, les pays développés pourront anticiper les impacts du changement climatique dans l'intérêt de la communauté mondiale", a déclaré Rachmat Witoelar.

Rachmat Witoelar a ajouté qu'il a demandé au GIEC de mener des études particulières sur le phénomène du changement climatique et ses impacts en Indonésie. 

Derniers résultats présentés à Copenhague
Les résultats de la réunion de Bali seront présentés à la prochaine rencontre de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) prévue en décembre à Copenhague.

Le président du GIEC, le Dr Rajendra Pachauri, a déclaré que la coopération entre les pays du groupement doit s'améliorer dans les années à venir afin d'apporter des matériaux scientifiques pour mener des politiques liées au changement climatique.

Il a ajouté que la réunion de Bali a également discuté des analyses sur les impacts sociaux provoqués par le changement climatique.

La Communauté européenne admise comme observateur privilégié
Enfin, le GIEC a convenu de modifier sa politique à l’égard des observateurs et de reconnaître le statut particulier de la Communauté européenne en tant qu’observateur privilégié.
Ce statut donne à la Communauté européenne la possibilité de participer activement à tous les débats scientifiques et de soumettre des propositions aux réunions du GIEC, sans qu’elle dispose du droit de vote.

Le changement climatique au centre du prochain sommet entre l'Europe et les Etats-Unis

Le changement climatique sera au centre du sommet Union Européenne-Etats-Unis prévu mardi prochain à Washington, a annoncé vendredi la présidence suédoise de l'UE dans un communiqué.

"Ce sera le premer sommet formel entre l'UE et les Etats-Unis pour l'administration Obama. Le sommet est un événement important dans la perspective de négociations sur le chimat à Copenhague en décembre", indique le communiqué.

Le sommet UE-USA, co-présidé par le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt et le président américain Barack Obama, se penchera également sur la crise économique et financière mondiale et les questions des relations étrangères, en particulier l'Afghanistan et l'Iran.

Le sommet est une occasion de bâtir les relations entre l'UE et les Etats-Unis en mettant l'accent sur la manière dont les deux parties peuvent travailler ensemble dans le monde pour promouvoir la paix, la prospérité et la démocratie, ajoute le communiqué.

Une nouvelle coopération énergétique entre l'UE et les Etats- Unis seront lancée à l'occasion du sommet.

vendredi, 30 octobre 2009

Climat : l'Europe a trouvé un accord sur l'aide aux pays pauvres mais reste muette sur son chiffrage

"Nous avons trouvé un accord sur le climat, l'Union européenne a une position forte pour aller à Copenhague" : Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre suédois, jubile.
Lui qui assure jusqu'à la fin de l'année la présidence de l'Union européenne sait qu'il a atteint l'objectif principal de la Suède : s'assurer que l'Europe garde un rang de leader dans la négociation climatique.

Accord sur les objectifs, un groupe de travail pour les détails
Après des discussions difficiles, selon les termes mêmes de Fredrik Reinfeldt, les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles se sont mis d'accord pour que l'Union prenne sa part à un financement mondial de 100 milliards d'euros par an pour aider les pays pauvres à faire face au changement climatique.

Mais l'Europe refuse d'abattre ses cartes en indiquant le montant de sa contribution tant que les autres pays du monde ne sont pas prêts à en faire autant.

Quant à la répartition du fardeau climatique entre les pays européens, un compromis sur une clé mélangeant le volume des émissions de gaz à effet de serre au PNB de chaque pays a été trouvé.
Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a indiqué que les détails seraient mis au point par un groupe de travail.

Les Verts européens très critiques
Le président français a également souligné que les 27 reconnaissaient "pour la première fois" dans leur conclusions la nécessité d'un mécanisme aux frontières de l'Union (une sorte de taxe carbone) qui s'appliquerait aux pays qui ne prendraient pas les mêmes engagements qu'elle en matière de réduction des émissions.
Il a par ailleurs indiqué que la Commission européenne devrait se pencher sur la question d'un financement innovant de l'aide aux pays les plus vulnérables aux changements climatiques, peut-être une taxe sur la spéculation ou une taxe sur les mouvements financiers.

Les Verts au Parlement européen qualifient l'accord trouvé de "résultat calamiteux pour le climat", en accusant les chefs d'Etat et de gouvernement de refuser de mettre la main au portefeuille.

Climat : l'Europe sur le point de trouver un accord mais ne veut pas abattre ses cartes la première

Les diplomates ont discuté toute la nuit à Bruxelles mais ce matin un accord général sur la répartition entre pays membres des efforts financiers destinés à la lutte contre le changement climatique semble à portée de main des dirigeants de l'Union européenne.

Accord sur les besoins de financement
Jeudi soir, les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept se sont mis d'accord sur un point général :  ils reprennent à leur compte l'estimation réalisée par la Commission européenne selon laquelle le besoin en financement des pays pauvres pourrait s'élever à 100 milliards d'euros par an d'ici 2020.
Entre 22 et 50 milliards d'euros de financements publics devront être rendus disponibles chaque année d'ici cette date et 5 à 7 milliards d'euros par an sont nécessaires sur la période 2010-2012, admettent aussi les dirigeants européens.

Se disant prête à prendre sa part du fardeau mondial, l'Europe refuse cependant tout chiffrage de son effort, la Commission européenne ayant estimé qu'il pourrait atteindre 15 milliards par an avec un  soutien immédiat de 1,5 milliard par an.

Trouver la bonne clé de répartition
Restait l'essentiel : se mettre d'accord sur la répartition du fardeau entre les pays européens.
Le point décisif consiste à adopter une clé de répartition qui satisfasse tout le monde : les pays européens les plus riches et les membres les plus récents qui sont aussi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre.

Les négociations ont donc été rudes entre le bloc de neufs ex-pays de l'Est et les autres membres de l'UE.
Une clé de répartion semble avoir été trouvée qui pourrait, par exemple, être liée pour 25% au PIB et 75% au niveau d'émission, ce second critère augmentant dans le temps.

La présidence suédoise, très désireuse d'aboutir sur le dossier climatique, a débloqué la discussion en intégrant à la négociation les milliards de droits à polluer octroyés aux pays d'Europe de l'Est en vertu du protocole de Kyoto et qu'ils n'ont pas eu à utiliser parce que leur appareil industriel s'effondrait.
Estimés entre 30 et 90 milliards d'euros, ces droits à polluer allègerait d'autant le fardeau des ex-pays communistes.

Le jeu de poker menteur continue
Enfin, les négociateurs européens divergeaient sur une question tactique : faut-il que l'Europe mette tous les chiffres d'un éventuel accord sur la table, ce quii enverrait un signe fort aux grands pays émergents, ou doit-elle attendre que les autres pays s'engagent aussi, sinon elle risque d'être le dindon de la farce ?

La question n'est pas tranchée, la chancelière allemande Angela Merkel faisant preuve de fermeté en affirmant : " L'Europe s'engagera sur le financement seulement si les autres s'engagent également".

jeudi, 29 octobre 2009

Montoir-de-Bretagne : Greenpeace empêche un navire de décharger pour dénoncer la déforestation

Ce matin, au port de Montoir-de-Bretagne (à 5 km de Saint-Nazaire), des activistes de Greenpeace ont empêché un navire en provenance d’Indonésie de décharger 15 000 tonnes de tourteaux de palme. Ces tourteaux sont les résidus solides issus de l’extraction de l’huile des palmiers à huile.

Une dizaine d'activistes ont embarqué sur des bateaux pneumatiques, tandis qu’une dizaine d’autres ont grimpé sur les grues du terminal pour bloquer tout déchargement.
Les militants ont peint en blanc l’inscription ” Climate crime ” (” Crime climatique “) sur la coque du bateau.
Des banderoles ont été déployées sur lesquelles on pouvait lire ” Déforestation = changement climatique “.

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Greenpeace rappelle que 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. En Indonésie, la destruction massive des forêts tropicales et des tourbières pour y installer des plantations d’huile de palme a fait du pays le troisième émetteur de gaz à effet de serre (après les Etats-Unis et la Chine).

Grrenpace demande aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne qui se réunissent aujourd’hui et demain à Bruxelles de s’engager fermement contre la déforestation, dans la perspective du sommet international sur le climat qui s’ouvrira à Copenhague le 7 décembre.

Climat : une chance historique pour l'Europe

Alors que s'éloigne la perspective de trouver un accord international juridiquement contraignant au sommet de Copenhague, l'Union européenne a aujourd'hui l'occasion historique d'affirmer son rôle de leader mondial sur le climat.

Une négociation au plus haut niveau
Les chefs de l'Etat et de gouvernement, réunis aujourd'hui et demain, doivent en effet trouver un accord interne sur la façon dont l'Europe se répartira le fardeau de la lutte contre le réchauffement climatique.
Réunis la semaine dernière, les ministres européens des Finances n'y sont pas parvenus.

La question est composée de deux parties, une externe et une interne.
La partie externe concerne la position de chacun vis-à-vis de l’estimation faite par la Commission européenne des coûts nécessaires pour faire face au changement climatique mondial.

La donne de la Commission est d’environ 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020, c’est ce qu’on appelle le financement de démarrage rapide.  De cette somme, entre 22 et 50 milliards d'euros doivent provenir de financements publics internationaux.

L’UE s’est déjà engagée à prendre en charge une grosse partie de la somme mais il faut encore réussir à créer un cadre au système, afin que les pays les plus riches au monde puissent aussi à long terme soutenir la transition vers la lutte contre le changement climatique des pays en voie de développement.

Une ligne de démarcation claire en Europe
La  partie interne concerne la répartition entre les pays membres de l’UE : quelle va-être la contribution économique de chaque pays ? 
« C’est justement là qu’il est le plus difficile de trouver une solution », constate Lars-Erik Liljelund, le conseiller pour le climat du Premier ministre suédois qui préside l'Union européenne..

« En général les nouveaux pays membres pensent qu’ils payent de trop.  Ils rejettent souvent plus de gaz à effet de serre que les anciens pays membres, ce qui dans certains cas entraîne une augmentation des coûts. Il y a donc une ligne de démarcation claire entre les pays qui souhaitent mettre des chiffres sur table et ceux qui n’y sont pas prêts  », indique Liljelund.

Les pays "pauvres" de l'Europe, notamment ceux qui dépendent du charbon comme la Pologne, demandent que la clé de répartition de l'effort financier tienne compte aussi du PIB, pas seulement du niveau des émissions de gaz à effet de serre.

"L’UE doit servir d’exemple"
La négociation s'annonce dont rude au sein même de l'Europe : il faudra trouver un compromis.

Mais, à la question de savoir si l’UE va parvenir à se mettre d’accord en vue de la Conférence de Copenhague, Lars-Erik Liljelund répond oui, sans hésiter : "Elle doit servir d'exemple".

Il pense que l'Europe entamerait sa crédibilité internationale si elle n'avait aucun mandat de négociation en ce qui concerne les questions financières liées au climat. 

Lars-Erik Liljelund se montre optimiste car l'Europe est parvenue à des accords sur des questions aussi complexes.
Et si aucun accord mondial sur le climat n'est signé à Copenhague, cela ne sera pas dû au fait que les pays membres de l'UE ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur des chiffres internes, pense-t-il.
« Le bâton dans les roues sera mis par quelqu'un d'autre », termine-t-il.

Le Danemark ne croit plus à un accord juridiquement contraignant à Copenhague

Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a indiqué hier qu'il ne croyait pas possible l'adoption d'un accord global juridiquement contraignant au sommet sur le climat en décembre à Copenhague.

"Nous ne pensons pas qu'il sera possible de conclure dans ses moindres détails un régime juridique contraignant conforme au droit international. Nous devons reconnaître que ça prend du temps de régler les derniers détails dans un grand accord international", a-t-il confié à  l'issue d'une réunion avec la commission parlementaire de l'environnement à Copenhague.

Le Danemark, pays hôte, "doit aller le plus loin possible pour parvenir à un accord", a-t-il cependant affirmé. 

mercredi, 28 octobre 2009

Chine-USA : la diplomatie s'active sur le climat

Selon le site chinois Xinhua, des responsables chinois et américain se sont rencontrés hier à Beijing, pour préparer la visite d'Etat du président américain Barack Obama en Chine à la mi-décembre.

Obama par deux fois en Chine
Le conseiller d'Etat chinois Dai Bingguo a rencontré Jeffrey Bader, qui est chargé des affaires asiatiques du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis, transmettant les salutations du président chinois Hu JinTao à son homologue américain, indique un communiqué de presse du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Le président Obama a prévu d'effectuer une visite d'Etat en Chine, ce qui est un événement important pour les relations sino-américaines," précise le communiqué, citant Dai Bingguo.

"Nous espérons que les deux parties feront des efforts conjoints pour faire en sorte que cette visite soit réussie et fructueuse," a ajouté le conseiller Dai.

Barack Obama se rendra également en Chine à la mi-novembre à l'occasion d'une tournée dans quatre pays d'Asie du 12 au 19 novembre. Cette visite le conduira aussi au Japon, à Singapour et en République de Corée.

La question climatique figurera au menu de ces deux visites, le président américain et son homologue chinois ayant promis d'oeuvrer au succès des négociations sur le climat de Copenhague en décembre, lors d'une récente conversation téléphonique, selon la Maison Blanche.

Du commerce au climat
Par ailleurs, Américains et Chinois pourraient profiter d'une réunion sur le commerce bilatéral, aujourd'hui et jeudi, à Hangzhou (Chine), pour discuter de changement climatique et d'énergie propre, a affirmé mercredi un responsable américain.

"En tant que plus gros émetteurs de carbone, nous avons une responsabilité (et devons) agir", a déclaré le secrétaire américain au Commerce Gary Locke, qui participe à la réunion de la Commission conjointe sur le Commerce sino-américaine (JCCT).

La réunion de la JCCT vise à aplanir les différends commerciaux bilatéraux. Importations de pneus chinois, pièces automobiles et volaille américaine sont au menu de cette réunion.

Chine, Inde et Russie font cause commune

Les ministres des Affaires étrangères russe, indien et chinois ont affiché leur unité sur les questions économiques et climatiques lors d'une rencontre trilatérale hier à Bangalore, dans le sud de l'Inde.

Dans un communiqué commun, les trois pays ont appelé à « approfondir et renforcer » leur coopération pour assurer la paix et la stabilité de la région qui couvre 20 % de la planète et représente 40 % de la population mondiale.

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