mercredi, 30 septembre 2009
WWF : "Le monde a besoin des forêts"
L'organisation écologiste WWF International a plaidé hier pour que la sauvegarde des forêts soit prise en compte par les négociateurs réunis à Bangkok pour rédiger un projet d'accord sur le climat en vue du sommet de Copenhague.
Rappelant que 20% des émissions mondiales de carbone sont dues à la déforestation, WWF International a publié un sondage disant que les investisseurs étaient favorables à un mécanisme de marché du carbone dans ce secteur.
"Tout accord mondial sur le changement climatique doit tenir compte du rôle important des forêts dans la lutte contre le réchauffement climatique", a déclaré le directeur général du WWF International, James Leape.
Soutenue par l'ONU, WWF propose que le régime de réduction des émissions résultant du déboisement et de dégradation (REDD) figure dans le futur projet d'accord de Copenhague.
12:30 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bangkok, forets
L'Indonésie veut réduire de 26% ses émissions
L'Indonésie est prête a diminuer de plus d'un quart ses émissions de gaz à effet de serre, a-t-on appris lors de la session de négociations sur le climat qui a commencé lundi à Bangkok.
Le plan indonésien comprendrait une série de mesures dont l'application aboutirait à une baisse de 26% à l'horizon 2020 et pourrait atteindre 41% si le pays obtenait un soutien financier international.
Gros émetteur de gaz à effet de serre à cause de la déforestation, l'Indonésie entend ainsi participer à la lutte contre le changement climatique même si elle estime en être une des victimes et qu'elle en fait porter la responsabilité principale sur les pays développés.
12:18 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bangkok, indonesie
Bangkok : les pays d'Asie et du Pacifique de plus en plus dans l'oeil des cyclones
Alors que les Philippines étaient sous les eaux, des experts de l'ONU ont averti hier à Bangkok que les pays d'Asie et du Pacifique sont confrontés à une intensification de phénomènes météorologiques extrêmes.
"Les typhons, les inondations et les phénomènes météorologiques extrêmes font régulièrement les manchettes dans cette partie du monde", a indiqué Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de l'ONU sur le climat, lors d'une conférence de presse en marge de la session de négociations sur le climat.
De Boer a déclaré que la dévastation des Philippines était "l'exemple tragique le plus récent" du changement climatique affectant la région.
Noolen Heyzer, sous-secrétaire générale au climat à l'ONU, a souligné que 80% des pertes globales subies par la région Asie-Pacifique au cours des sept dernières années étaient liées à des événements météorologiques extrêmes.
"Les répercussions sont susceptibles de devenir plus intenses dans le temps. Gérer les situations d'urgence, la réduction des risques de catastrophe et accroître la résilience climatique sont des nécessités pour cette région", a ajouté Yvo de Boer.
Il a insisté sur la nécessité d'une aide financière importante pour aider les pays concernés à faire faire aux effets du changement climatique.
12:02 Publié dans catastrophe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bangkok, catastrophe
Ban (ONU) : "Il faut maintenir le nouvel élan"
« Il faut maintenir le nouvel élan et consolider les progrès dans la dernière ligne droite avant la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague de décembre 2009 », a plaidé hier le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'une conférence de presse à New York.
« Compte-tenu des progrès importants accomplis grâce à l'implication des dirigeants lors du Sommet sur les changements climatiques (le 22 septembre à New York), je suis déterminé à continuer de les encourager, de façon individuelle et collective, en coordination avec le Premier ministre du Danemark », a ajouté M. Ban.
Il a expliqué qu'il s'agirait du but de sa mission prochaine au Danemark, en Suède et à Genève (Suisse), ainsi que de chacune de ses missions d'ici au mois de décembre.
Efforts pour le climat et contre la pauvreté liés
Ces déclarations interviennent au deuxième jour de nouvelles négociations de fond à Bangkok en vue de progresser sur le texte qui doit être adopté à Copenhague, fixant des limites aux émissions de gaz à effet de serre et prévoyant un mécanisme de financement de l'adaptation des pays en développement aux changements climatiques.
La secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), Noeleen Heyzer, a rappelé que les efforts contre le changement climatique et contre la pauvreté étaient inextricablement liés.
La journée a été l'occasion de présenter des projets d'assistance, de transferts de technologie et de formation dans les secteurs de l'agriculture et de la prévention des catastrophes.
En marge de cette réunion, une conférence sur la résistance des villes asiatiques au changement climatique était également organisée par la Fondation Rockefeller.
Près de 80% du PIB de la région est produit dans les villes et 40% des habitants des villes vivent dans des bidonvilles, rappelle la Fondation Rockefeller alors que la capitale des Philippines, Manille, fait face aux pires inondations depuis 40 ans.
11:37 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bangkok, onu
mardi, 29 septembre 2009
Le parti pris anti-européen de Greenpeace ...
Greenpeace vient de publier un étonnant communiqué sur la réunion de négociations de Bangkok.
Greenpeace sous le charme de l'Extrême-Orient
Sous le titre "Japon et Chine avancent, Etats-Unis et Europe traînent", l'ONG écrit notamment : "Ni les Etats-Unis, ni l’Union Européenne ne sont forces de proposition alors qu’ils sont les premiers responsables de la crise climatique actuelle. L’initiative est bien plus du côté de la Chine et du Japon. La semaine dernière, le président chinois, Hu Jintao, a annoncé sa volonté de réduire les émissions de CO2 de son pays, de développer les énergies non-fossiles et la surface forestière.
De son côté, le Premier ministre japonais a confirmé que son pays allait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d’ici à 2020 (par rapport à 1990).
C’est la proposition la plus ambitieuse au sein des pays industrialisés (l’Union Européenne s’est fixé l’objectif de 20% et Barack Obama a parlé de seulement 4%). "
Et de poursuivre :"Le Japon a également été le plus précis sur la question du financement de la lutte contre les dérèglements climatiques."
Des affirmations très surprenantes
Ces affirmations de Greenpeace sont très surprenantes.
Sur la Chine d'abord, l'annonce du président chinois est un pas positif, mais loin d'un grand bond en avant : il ne s'agit que de ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, d'infléchiir leur courbe en 2020 par rapport à 2005 et pas de les réduire en valeur absolue. De plus, la Chine n'avance aucun chiffrage.
Sur le Japon ensuite, les objectifs de réduction annoncés par le nouveau Premier ministre sont une excellente nouvelle mais ils sont très proches de ce que l'Europe a annoncé depuis longtemps : -25% pour les Japonais, - 20% et jusqu'à - 30% pour les Européens si un accord international solide est trouvé.
On ajoutera que si l'Europe respecte les objectifs de réduction des émissions résultant du protocole de Kyoto à l'horizon 2012, ce n'est pas absolument pas le cas du Japon.
Sur le financement, le Japon a des propositions mais l'Europe a aussi fait connaître un plan extrêmement précis. On peut le contester mais il est sur la table.
Le leadership repose sur l'Europe et le Japon
Greenpeace conclut son communiqué par ces mots : "Le monde manque d’un leadership clair en matière d’environnement."
Certes. Mais au lieu de désigner (sur des critères idéologiques plus que réels) les bons et mauvais élèves, Greenpeace ferait mieux d'encourager les convergences : l'Europe et le Japon sont aujourd'hui les mieux placés pour entraîner le monde vers un accord sérieux à Copenhague.
12:13 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : polemique, anti-europeen, greenpeace
Un train va relier Kyoto à Copenhague pour attirer l'attention sur les négociations climatiques
Un train va relier dans quelques mois Kyoto (Japon) à Copenhague (Danemark) pour attirer l'attention sur les négociations internationales sur le climat, ont annoncé le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Union internationale des chemins de fer et le World Wildlife Fund (WWF).
Le voyage de 9 000 kilomètres qui durera un mois doit également attirer l'attention sur le rôle du train en tant que moyen de transport 'vert'. On estime que le secteur des transports représente un cinquième des émissions de CO2 et qu'elles sont appelées à doubler dans les 40 prochaines années.
Le train Kyoto-Copenhague, qui voyagera en ferry du Japon au continent pour poursuivre son voyage, sera alimenté à 100% par des énergies renouvelables. Il passera par la Russie, où le réchauffement de la région de Sibérie risque de libérer dans l'atmosphère des milliards de tonnes de méthane et de dioxyde de carbone.
Il arrivera le 5 décembre à Bruxelles, d'où il transportera 400 négociateurs et personnalités pour participer à une conférence de 12 heures à bord du train. Il restera à la gare de Copenhague pendant les deux semaines de la Conférence sur les changements climatiques où il servira de lieu d'exposition sur les solutions vertes pour le transport.
11:12 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : train, kyoto, copenhague
Négociations à Bangkok : "Pas de plan B"
Le cycle des négociations de l'ONU sur le changement climatique a repris hier, cette fois à Bangkok.
2 500 délégués internationaux venant de 180 pays participent aux négociations qui durent 12 jours, avec l'objectif principal d'affiner l'avant-projet de 200 pages pour la Conférence de Copenhague.
L'ultime session de négociations aura lieu du 2 au 6 novembre à Barcelone.
Donner des réponses concrètes
Faisant référence à l'assemblée générale de l'ONU à New-York et au sommet du G20 à Pittsburgh organisés la semaine dernière, le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a ouvert la réunion de Bangkok en constatant que "le changement climatique est définitivement la priorité sur les programmes de tous les dirigeants".
S'adressant aux délégués chargés de la négociation, il a lancé : "J'espère que la volonté politique et la vision exprimées par tous les dirigeants vont maintenant vous guider sur la route de Copenhague. Il n'y a pas de plan B ; si nous ne réalisons pas de plan A, nous allons droit à F, qui signifie l'échec (NDLR, failure en anglais))."
Lors d'une conférence de presse tenue en marge de la réunion de Bangkok, Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a expliqué que ce rendez-vous était "important pour jeter les bases et donner quelques réponses concrètes sur ce que doivent être les éléments clés de l'accord de Copenhague".
09:08 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bangkok, climat
lundi, 28 septembre 2009
Une étude britannique table sur une hausse de 4°C de la température en 2050
L'agence Reuters fait état aujourd'hui des conclusions d'une étude réalisée par le Met Office Hadley Center selon laquelle les températures mondiales pourraient augmenter de 4° Celsius aux alentours de 2050 si les émissions de carbone ne sont pas réduites.
L'augmentation des températures serait plus rapide que ce que les experts du GIEC ont prévu et des hausses extrêmes pourraient être enregistrées dans certaines régions : jusqu'à 15° dans certaines parties de l'Arctique, et jusqu'à 10 degrés en Afrique occidentale et Australie.
Cette hausse pourrait déclencher la fonte du pergélisol, le sol gelé en permanence, ce qui libérerait du méthane, un puissant gaz à effet de serre, entraînant des effets en chaîne.
Enfin, l'étude estime que les précipitations pourraient diminuer de plus de 20% dans une partie de l'Afrique, l'Amérique centrale, la Méditerranée et des zones côtières d'Australie.
13:35 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : temperatures, 2050
Le Sénégal demande à l'ONU d'aider l'Afrique à réaliser sa Grande muraille verte
Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, a souhaité, jeudi dernier, que l'ONU s'associe au projet africain de « Grande muraille verte », allant de Dakar à Djibouti et qui doit contribuer à la sauvegarde de l'environnement mondial grâce à la plantation d'arbres et la construction de bassins de rétention d'eau de pluie.
7 000 km de long
Le Sénégal a la responsabilité de coordonner ce projet commun à tous les pays traversés, soit 7 000 kilomètres de long sur 15 kilomètres de large. Chaque pays impliqué dans la construction de cette muraille se charge de la mise en œuvre au plan local.
Il a précisé que le Sénégal avait déjà construit près de 525 kilomètres de la muraille, le projet est également en cours au Mali et le Tchad suivra bientôt.
« Par la restauration progressive de l'écosystème sahélo saharien, la Grande muraille verte contribuera, par la séquestration des gaz à effet de serre, à la lutte mondiale contre le réchauffement de la planète »,a-t-il ajouté. Il a remercié l'Union européenne et la France pour leur soutien.
Le président sénégalais a souhaité «que l'ONU s'associe à ce projet qui contribue à la sauvegarde de l'environnement mondial avec la mobilisation de soldats « anti-désert » sur le même style que les soldats au service de la paix », a dit le président sénégalais.
A l'instar des opérations de maintien de la paix, M. Wade a proposé la création d'un mécanisme d'opérations de sauvegarde (ou de restauration) de l'environnement sur une base volontaire d'engagement des armées. « Dans le cadre d'activités civilo-militaires, les pays qui le souhaitent pourraient ainsi mobiliser des contingents pour une durée déterminée, afin d'aider à la réalisation de projets environnementaux comme la Grande muraille verte », a-t-il dit.
09:35 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : muraille, afrique, desert
dimanche, 27 septembre 2009
A Bangkok, des petits pas peu à peu décisifs ?
Beaucoup pensent qu'il sera difficile de trouver un accord à Copenhague à moins que les négociations qui reprennent à Bangkok demain n'ouvrent enfin des pistes.
11:13 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bangkok, climat, negociation


