lundi, 31 août 2009

A Tripoli, l'Union africaine parlera du climat

Importante réunion de l'Union africaine aujourd'hui à Tripoli (Libye). De nombreux dossiers figurent au menu, notamment la situation en Somalie et au Darfour ainsi que dans la zone des Grands Lacs.

Les chefs d'Etat présents s'intéressont aussi à la question climatique. 
Comment mieux lutter contre le changement climatique en Afrique ? Les chefs d'Etat du continent veulent élaborer une position africaine commune dans la perspective du sommet sur le climat qui tiendra en décembre à Copenhague.

L'Afrique est le continent le plus exposé aux risques climatiques. Quinze pays du continent figurent sur la liste des vingt nations les plus vulnérables au monde. L'Union africaine veut obtenir une compensation financière pour que l'Afrique puisse faire face à une situation dans laquelle sa responsabilité n'est que très peu engagée.

Le protoxyde d'azote, ennemi de la couche d'ozone

Avec la lutte victorieuse contre les émissions de chlorofluorocarbones (CFC), l'humanité pouvait penser avoir fait l'essentiel pour préserver la couche d'ozone qui nous protège contre les rayonnements ultra-violets.
Erreur, les scientifiques préviennent qu'il va falloir désormais s'attaquer à un autre adversaire : le protoxyde d'azote.

Aussi un gaz à effet de serre
Dans un article publié par la revue Science, des chercheurs mettent en évidence le danger représenté par ce gaz produit par l'épandage des engrais azotés et certaines activités industrielles.
Ce gaz est aussi émis par le fumier du bétail, la combustion de la biomasse et le traitement des eaux.
Enfin, non seulement il attaque la couche d'ozone mais c'est aussi un gaz à effet de serre, plus puissant que le CO2, qui contribue grandement au changement climatique.

Or, il ne figurait pas dans le protocole de Montréal de 1987 qui a permis de contrôler les émissions et la production des CFC et d'autres substances destructrices de la couche d'ozone.
D'où l'urgence d'une collaboration internationale en la matière mais la multiplicité des sources d'émission rendra les efforts de réduction particulièrement difficiles.

Rendre intelligible la climatologie à la société, principal enjeu de la confèrence de Genève

Importante conférence mondiale sur le climat, sous l'égide des Nations Unies, pour mieux intégrer le changement climatique à la prévision météorologique.

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Conférence régionale sur le climat au Népal

Une conférence régionale de deux jours sur le changement climatique s'est ouverte ce matin à Katmandou, la capitale du Népal.

La conférence examinera les effets du réchauffement climatique dans les pays d'Asie du Sud, en particulier dans la région de l'Himalaya, et établira un ordre du jour commun pour la 15e Conférence sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague.

samedi, 29 août 2009

Borloo ouvre un site pour Copenhague

A 100 jours du début de la Conférence de Copenhague, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, lance un site Internet pour sensibiliser les Français aux enjeux de ce grand rendez-vous international sur le climat qui se déroulera du 5 au 18 décembre.

"Présent à Copenhague pour l’avenir" proposera chaque jour aux internautes de retrouver des interviews d’experts, des informations sur les bonnes pratiques en France et en Europe, sur la coopération internationale française, des chiffres clés sur le climat, un agenda des prochaines étapes et des informations sur l’avancée des négociations d’ici Copenhague.

"En décembre 2009, à Copenhague, tous les pays devront s’engager sur des objectifs précis et contraignants de réduction de leurs émissions de CO2. Copenhague, c’est le rendez-vous de la dernière chance. C’est aussi une question de survie : si nous ne parvenons pas à un accord, nous allons vers des bouleversements majeurs et irréversibles. Nous pouvons encore inverser la tendance en construisant un nouveau modèle de croissance plus sobre en carbone et en énergie", précise Jean-Louis Borloo.

L'ONU lance une pétition pour Copenhague

Alors qu'il ne reste que 100 jours d'ici à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague de décembre 2009, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a lancé hier une campagne sur internet pour obtenir des millions de signatures pour une pétition sur le climat.

La pétition peut être signée en allant à l'adresse suivante :http://www.sealthedeal2009.org/

L'heure de conclure
Cette pétition s'inscrit dans le cadre de la campagne « Seal the Deal ! » [L'heure de conclure].
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, espère qu'elle encouragera les leaders mondiaux réunis du 21 au 25 septembre à New York pour un sommet de haut niveau sur le climat à avancer de façon déterminante sur un accord prévoyant notamment des réductions significatives du niveau des émissions de gaz à effet de serre.

« Il ne reste que 15 jours de négociations avant le sommet de Copenhague », a souligné Ban Ki-moon.

Entre-temps M. Ban se rendra le 1er septembre sur une île norvégienne près du pôle Nord pour y constater le problème de la fonte des glaces et d'autres effets du changement climatique.

vendredi, 28 août 2009

La Chine et l'Inde font cause commune

La Chine et l'Inde, les deux géants asiatiques, ont décidé de faire front commun dans le contexte des négociations climatiques en vue du sommet de Copenhague.
Leur position est identique : ils ne prendront aucun engagement contraignant tant que les pays riches n’assumeront pas pleinement leurs responsabilités historiques en annonçant des réductions importantes de leurs émissions et des engagements financiers en faveur des pays pauvres.

La crainte d'un retour du protectionnisme
Les deux pays se sont engagés l'un envers l'autre à ne pas signer d'accords particuliers qui nuiraient à leur capacité respective de négociation.

Devenus eux-mêmes de gros pollueurs, les deux principaux pays émergents se sont mis d’accord cette semaine pour ne pas signer d'accords particuliers  (par exemple avec les Etats Unis) qui nuiraient à leur capacité respective de négociation.
Ils dénoncent d'une même voix les tentatives d'inclure les données environnementales dans les échanges économiques internationaux, ce qu'ils assimilent à du protectionnisme. 

Le pari des énergies propres
Mais dans le même temps, les deux grands puissances donnent des signes de bonne volonté.
Elles annoncent que leur développement futur se poursuivra en s'appuyant sur les énergies propres qui bénéficieront d'investissements massifs. 
Et elles font le pari de ne pas commettre les mêmes erreurs que les pays riches à qui elles demandent de payer pour réparer leurs fautes passées.

Une étude indienne montre que le changement climatique risque d'accentuer la pauvreté dans les villes

Selon les chercheurs de l'université indienne de Purdue, beaucoup de personnes vivant dans les zones urbaines des pays en développement pourraient basculer dans la pauvreté à cause du changement climatique.

Les chercheurs ont examiné les effets que pourrait avoir le changement climatique sur les populations de 16 pays en développement.

Résultat : les sécheresses et autres catastrophes naturelles pourraient avoir un effet direct sur la productivité et le pouvoir d'achat, notamment en faisant monter le prix des denrées alimentaires.

Pour Thomas Hertel, un éminent professeur d'économie agricole co-responsable de l'étude : "Sur près d'un milliard de pauvres dans le monde vivant avec moins de 1 $ par jour, les événements extrêmes peuvent avoir un effet dévastateur".


jeudi, 27 août 2009

"Tout retard sera irrattrapable" prévient Sarkozy

En ouverture de la conférence annuelle des ambassadeurs de France qui s'est tenue hier à l'Elysée, Nicolas Sarkozy est intervenu vigoureusement sur la question climatique. 

Il a noté que l'Europe avait "su répondre pleinement aux demandes établies par les scientifiques unanimes".
Mais il a déploré que les autres pays industrialisés n'aient pas précisé leurs objectifs.

Il a ajouté que "si les Etats-Unis ne se mettent pas de la partie, jamais les grands pays émergents n'accepteront un accord".
Pour lui, "conclure à Copenhague est indispensable ; chacun devra assumer ses responsabilités. Tout retard dans l'action sera irrattrapable, il n'y a pas de session de rattrapage."

Nicolas Sarkozy a enfin plaidé pour la création d'une "véritable Organisation mondiale de l'environnement", qui pourrait voir le jour au sommet de Copenhague en vue de fédérer l'action de différentes organisations internationales dans le domaine climatique.

Le pape appelle au respect de l'environnement

Hier, lors de son audience hebdomadaire donnée depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo (Italie), le pape Benoit XVI a évoqué les enjeux environnementaux des discussions climatiques en cours.
Il a encouragé "tous les participants au sommet des Nations Unies à conclure leurs discussions de façon constructive et avec un courage généreux".

Il a ajouté : "Il est indispensable" de faire évoluer "le modèle actuel de développement mondial vers un engagement plus fort et mieux partagé (...) à l'égard de la création", "la dégradation de l'environnement et les catastrophes naturelles" rappelant "l'urgence du respect dû à la nature"..

Souhaitant "remercier Dieu pour le don précieux de la création", il a également exhorté l'humanité à retrouver "un rapport correct avec l'environnement dans la vie quotidienne".

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