jeudi, 30 juillet 2009
Les déplacements des méduses pourraient influencer la circulation océanique
La revue britannique Nature fait la Une de son édition du 30 juillet sur un phénomène qui, s'il était vérifié sur l'ensemble de la planète, pourrait, selon un expert, "bouleverser les fondements de la science du climat".
En effet, selon deux chercheurs du California Institute of Technology, Kakani Katija et Joan Dabiri, les déplacements de la faune marine pourraient jouer un rôle majeur dans la circulation océanique, facteur essentiel du climat.
En lâchant de la teinture sur le passage de méduses dans un lac salé de l'île de Palau, dans le Pacifique, les deux scientifiques ont constaté qu'une "quantité étonnamment grande" d'eau froide était transportée à la surface dans le sillage des animaux marins.
Reste à calculer ce que cette expérience pourrait avoir comme impact à l'échelle de la Terre : plusieurs spécialistes du climat interrogés par Nature font part de leur scepticisme sur l'importance du phénomène. Affaire à suivre.
09:31 Publié dans sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meduses, climat
541 176 arbres plantés en une seule journée : le Pakistan bat le record du monde
En plantant 541 176 arbres en 24 heures, le Pakistan a battu un record du monde enregistré par le livre Guinness des records, annonce mardi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
Le record a été battu par 300 volontaires qui ont planté de jeunes pousses de mangroves, le 15 juillet dernier, dans le delta de l'Indus, dans le district de Thatta, selon un communiqué.
Planter 7 milliards d'arbres sur la planète
Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'engagement du Pakistan de planter 120 millions d'arbres pour participer à la campagne pour un milliard d'arbres du PNUE. La région du delta en question est un sanctuaire de la biodiversité à 150 km au sud-est de Karachi, désigné en 2002 zone marécageuse d'importance internationale.
La campagne pour un milliard d'arbres lancée en 2006, a depuis relevé ses ambitions avec l'objectif de planter 7 milliards d'arbres – soit un peu plus que la population mondiale – d'ici à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague de décembre 2009.
Les mangroves sont détruites au Pakistan comme dans d'autres pays pour obtenir du fourrage, du bois de chauffage ou de construction alors qu'elles sont particulièrement utiles pour la séquestration du carbone.
Elles servent aussi de terrain fertile pour les poissons et d'autres animaux sauvages et offrent une protection contre l'érosion des côtes et les tsunamis.
09:02 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinness, climat, record
Ban Ki-moon se rendra en août au pôle Nord
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé hier qu'il se rendrait au mois d'août au cercle polaire arctique afin d'y examiner la fonte des glaces due au changement climatique.
M. Ban s'était rendu en Antarctique, au pôle Sud, en novembre 2007 afin également d'y observer les effets des changements climatiques sur la fonte des glaciers.
Un automne plutôt chargé
Après sa visite au pôle Nord, le Secrétaire général se rendra à la Conférence mondiale sur le climat organisée à Genève par l'Organisation météorologique mondiale suivie en septembre du Sommet sur le changement climatique à New York, préalable au débat général de l'Assemblée générale, qui réunira plus de 100 chefs d'Etat et de gouvernement.
Ces réunions sont destinées à susciter l'élan nécessaire pour aboutir à un nouveau pacte sur le climat à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhaguede décembre 2009.
Le Secrétaire général a mis l'accent mercredi, lors de sa conférence de presse mensuelle à New York, sur la nécessité d'aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables à s'adapter aux changements climatiques comme une composante essentielle du pacte sur le changement climatique.
08:54 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 29 juillet 2009
L'ONU donne rendez-vous à Bonn en août
Pas de vacances pour les négociateurs sur le changement climatique.
Leur prochain rendez-vous aura lieu à Bonn du 10 au 14 août où se réuniront les représentants pour le climat des États de l'ONU.
Une réunion pour clarifier les propositions
Leur mission ne sera pas facile car ils devront parvenir à faire une synthèse cohérente et accessible de l'amoncellement "indigeste" de propositions qui sont sorties des derniers sommets internationaux, a expliqué Michael Zammit Cutajar, qui préside un groupe de travail de la Convention-cadre de l'ONU sur le réchauffement climatique.
Cette réunion sera la première à travailler le texte qui pourrat être adopté en décembre à Copenhague afin de prendre le relais du protocole de Kyoto en l'élargissant à l'ensemble des pays.
La réunion de Bonn ne débouchera donc pas sur sur un accord formel mais sur une sorte de guide thématique à l"usage des négociateurs, histoire d'y voir plus clair et d'aller à l'essentiel.
10:18 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bonn, onu
USA et Chine veulent coopérer sur le climat
Accord de façade ou réelle intention de coopérer contre le changement climatique ?
Trop tôt pour le dire mais les entretiens entre les USA et la Chine, qui ont lieu en ce moment à Washington dans le cadre d'un dialogue statégique et économique, montrent déjà une avancée : les deux plus gros pollueurs de la planète sont prêts à travailler de concert.
Un mémorandum pour préparer le sommet de Copenhague
Selon la presse américaine, les Chinois et les Américains ont signé un mémorandum annonçant une coopération sur la question climatique en vue de préparer le prochain sommet de Copenhague en décembre prochain.
Steven Chu, le secrétaire américain à l'Energie, a ainsi déclaré, lors de la cérémonie de signature organisée au Département d'Etat : "L'accord que nous signons aujourd'hui indique nettement que les Etats-Unis et la Chine sont prêts à travailler ensemble sur l'énergie propre et le changement climatique et ouvre la voie à, je l'espère, de longues années d'une étroite collaboration".
Pour sa part, son homologue chinois Dai Bingguo a rappelé que si les deux pays avaient une approche divergente de leurs responsabilités dans le changement du climat, ils étaient cependant disposés à travailler ensemble : ""Nous espérons que grâce à nos efforts communs nous parviendrons à augmenter nos points d'accord et notre coopération".
09:58 Publié dans négociations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, chine, usa
mardi, 28 juillet 2009
Ban Ki-moon appelle pays riches et pays pauvres à agir pour s'adapter au changement climatique
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé hier, dans un discours à Oulan-Bator, en Mongolie, les pays riches et pauvres à prendre des mesures pour s'adapter aux effets du changement climatique, soulignant que cette adaptation était un « investissement indispensable » pour l'avenir commun.
"Une nécessité pratique et un impératif moral"
M. Ban a estimé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'atténuation des effets du changement climatique ne devaient être qu'une partie de la réponse mondiale à ce problème.
« Nous devons être sérieux en ce qui concerne l'adaptation et nous devons agir maintenant. L'adaptation est à la fois une nécessité pratique et un impératif moral », a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général a souligné que les principales victimes des effets du changement climatique sont celles qui ne peuvent pas se le permettre financièrement ou qui ont contribué le moins à ce problème, tels que les citoyens des pays en développement sans accès à la mer comme la Mongolie, où la désertification et les conditions climatiques extrêmes sont en augmentation.
« Les déserts qui s'étendent étouffent les moyens d'existence et modes de vie. La dégradation des pâturages affecte directement l'économie et la culture de la Mongolie. Et vous n'êtes pas les seuls. Vous faites partie d'un tiers de la population du monde – 2 milliards de personnes – qui sont des victimes potentielles de la désertification », a-t-il dit.
Des milliards d'aide publique seront nécessaires
M. Ban a déclaré que tout accord sur le changement climatique lors des pourparlers mondiaux à Copenhague, au Danemark, en décembre devait inclure des dispositions sur l'assistance fournie par les pays riches aux pays vulnérables et pauvres pour s'adapter.
« Des milliards d'aide publique seront nécessaires. Il faut de l'argent frais, pas seulement de l'assistance au développement présentée sous une nouvelle forme. Nous devons investir afin de permettre à nos communautés d'être plus résistantes et de réduire notre vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Et nous devons investir dans les écosystèmes qui subviennent à nos besoins », a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général a indiqué une série de mesures pratiques devant être prises, notamment la collecte de données scientifiques plus précises sur l'impact du climat afin que les autorités nationales et locales puissent cibler les ressources là où elles peuvent être le plus efficaces.
Il a appelé à une réduction du risque de catastrophe là où c'est possible, notant que dans des pays comme le Bangladesh, Cuba et le Viet Nam, ce type d'investissements s'est révélé très rentable.
Il a cité la plantation d'arbres le long de côtes non protégées et le développement de l'éducation et de plans d'évacuation au niveau communautaire comme des moyens relativement peu onéreux pour réduire les risques de catastrophes.
Un développement plus vert
M. Ban a aussi déclaré que le monde avait besoin de « rendre plus verts » ses efforts de développement afin que la « résistance au climat, le développement durable et la croissance basse en carbone deviennent les fondements de la prospérité future ».
Le Secrétaire général a également eu des entretiens lundi avec le Président mongolien Elbegdorj Tsakhia, le Premier ministre Bayar Sanjaa et le ministre des affaires étrangères Batbold Sukhbaatar, a précisé un porte-parole de l'ONU à New York.
Il avait auparavant passé la nuit dans une habitation traditionnelle de bergers semi-nomades dans le Parc national d'Hustay. Il a écouté les préoccupations exprimées par la communauté de bergers, confrontés à la désertification et à une raréfaction des ressources en eau.
Invité à donner un nom à un Takhi nouveau-né, un des chevaux sauvages de Mongolie, M. Ban l'a appelé Enkhtaivan, ce qui veut dire "paix" en mongolien, a précisé le porte-parole.
08:47 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, onu
lundi, 27 juillet 2009
Un astronaute triste de voir la Terre abimée
La presse canadienne rapporte les propos attristés d'un astronaute de ce pays embarqué à bord de la Station spatiale internationale (ISS) actuellement en orbite autour de la Terre.
Agé de 55 ans, Bob Thirsk a lâché : "La couche d'atmosphère qui entoure la Terre et qui nous permet de vivre est très fine. Quand je regarde par le hublot, je suis impressionné et admiratif. Mais je constate également les traces des destructions humaines sur la Terre."
Et il a poursuivi, plutôt pessimiste : "Cela n'est probablement qu'une impression, mais j'ai le sentiment que les glaciers ont fondu, que les sommets des montagnes ne sont plus couverts de neige comme il y a 12 ans lorsque je les avais vus pour la dernière fois. Cela me rend un peu triste."
13:50 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Climat : l'Europe veut gagner la partie de poker en abattant ses cartes le plus tard possible
Comment affirmer une place de leader dans la lutte contre le changement climatique tout en évitant d'être le dindon de la farce lors de la négociation internationale en cours ?
Telle était une des préoccupations des ministres européens de l'Energie et de l'Environnement réunis les 24 et 25 juillet à Aare par la présidence suédoise de l'Union européenne.
L'Europe se sent bien seule
A quatre mois et demi de l'ouverture du sommet de Copenhague sur le climat, les Européens ont le sentiment d'avoir déjà abattu une partie de leurs cartes en s'engageant à réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 (et de 30% si un accord mondial est trouvé).
Problème, l'Europe se sent bien seule et plusieurs intervenants ont regretté que les négociations soient trop lentes ...
"L’UE a pris la tête en présentant les objectifs les plus ambitieux jamais proposés par un groupe de pays. À Copenhague nous prendrons la place de leader afin de faire accélérer le rythme des négociations. Les autres pays doivent suivre l’UE et en faire plus. Le fossé entre les souhaits de la science et le message posé sur la table est bien trop grand", a expliqué Andreas Carlgren, le ministre suédois du Climat.
Et il a ajouté : "Les pays de l’UE utiliseront tous leurs contacts afin de pouvoir améliorer les possibilités d’une seule voix, et parvenir à un accord ambitieux sur le climat qui diminue suffisament les émissions de gaz à effet de serre et qui soit suffisament financé. Les pays industriels et les pays à économies émergentes doivent clairement diminuer leurs rejets."
Pression sur les pays émergents
L'Europe attend des autres pays industrialisés des engagements au moins égaux aux siens, en particulier venant des USA, du Canada et du Japon a affirmé sans détours Jean-Louis Borloo, le ministre français de l'Ecologie.
Quant aux pays émergents, qui réclament des engagements chiffrés pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter au changement climatique, l'Europe n'entend pas dévoiler trop tôt les montants qu'elle y consacrera si des pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil ne font pas leurs propres efforts de réduction des émissions.
"Nous payons pour quelque chose. Nous devons voir en échange de justes contributions mises sur la table", a insisté M. Carlgren.
L'Unon européenne entend donc ne pas dévoiler ses cartes avant le sommet le sommet européen des chefs d'Etat fin octobre, qui définira le mandat défintif de négociation que la présidence suédoise défendra lors du rendez-vous de Copenhague.
Et peut-être même l'Union européenne gardera-t-elle secrets ses engagements jusqu'au tout dernier moment à prévenu Andreas Carlgren à Aare.
L'Europe a aussi ses divergences internes
Outre le fait de peser sur la négociation internationale, une autre raison pourrait justifier cet attentisme : avant de parler d'une seule voix, l'Europe devra se mettre d'accord sur la répartition interne des efforts financiers à accomplir pour tenir ses promesses.
Or, entre le bon élève suédois et certains pays très dépendants de l'énergie fossile (par exemple la Pologne et son charbon), il y a plus qu'un fossé, un gouffre que plusieurs mois de discussions intra-européennes ne seront pas de trop pour combler.
13:36 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, suede, borloo
samedi, 25 juillet 2009
Jean-Lous Borloo met les pieds dans le plat et cartonne les Américains
Interrogé par l'agence Reuters en marge de la réunion des ministres européens à Aare (Suède), Jean-Louis Borloo est sorti de la traditionnelle langue de bois qui accompagne les réunions internationales.
Dire aux Américains ce qu'il faut faire
Revenant sur les difficultés qui entourent les négociations sur un futur accord contre le changement climatique, le ministre français de l'Ecologie a mis les pieds dans le plat : "Traditionnellement, la Suède ne veut rien dire qui froisse les Américains. Et puis, on a perdu quelques alliés de poids en Europe avec des changements de gouvernement (...) Le danger est partout : ne pas bouger, s'abriter derrière les Chinois, laisser les Africains être de la chair à canon en regardant de l'autre côté".
Et il a continué sur le même ton : "La vraie question, c'est que personne ne veut dire aux Américains ce qu'il faut faire. Moi, je n'arrête pas de le dire et je vais recommencer. On ne peut pas accepter que la première puissance du monde soit à 24 tonnes de CO2 par personne et qu'elle nous explique que dans 10 ans elle sera à 23 tonnes".
Au moins comme l'Europe
Dans cet entretien, le ministre a souhaité que les autres grands pays industrialisés s'engagent sur la même base que les Européens, qui ont affiché leur volonté de réduire de 20% d'ici 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, voire de 30% en cas d'accord international post-Kyoto en décembre.
"Peut-on dire qu'il y a un accord international si les Américains font moins que les Européens, si le Canada fait moins que les Européens, si le Japon fait moins que les Européens, si les Russes ne font rien ? Ce que je demande, c'est que tout pays ou tout groupe de pays qui émet plus que l'Union européenne prenne au moins les engagements mesurables, vérifiables et sous pénalité qu'a pris l'Union. C'est juste normal et on ne peut pas demander moins", a-t-il martelé en faisant référence au nécessaire maintien de la compétitivité des économies européennes.
10:55 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La présidence suédoise de l'Union européenne défend le passage à une économie éco-performante
Réunis pendant deux jours à Aare (Suède) à l'invitation de la présidence suédoise de l'Union européenne, les ministres européens de l'Energie et de l'Environnement ont discuté du passage de l’Europe à une économie éco-performante.
Résumé des débats pour la présidence suédoise : il est grand temps de passer à une telle économie car plus on attend et plus cela nous coûtera cher.
« L’UE a une opportunité en or de prendre le leadership dans le passage à une économie éco-performante. Prendre la seconde place ne doit pas suffire. L’UE pourrait avoir un avantage sur le marché international, si elle capitalisait sur ce passage » a expliqué Maud Olofsson, ministre suédois de l’Entreprise et de l’Energie.
C'est quoi une économie éco-performante ?
Une économie éco-performante signifie créer plus de richesses tout en utilisant moins de ressources et en ayant moins d’impact négatif sur l’environnement.
Les ministres ont confirmé que les actions en faveur de l’efficacité énergétique, des ressources renouvelables et du recyclage sont essentielles dans la création d’emplois et dans la croissance, ainsi que pour atteindre les objectifs européens en ce qui concerne la lutte contre le changement climatique et la consommation d’énergie.
Une nouvelle stratégie de croissance
« La future stratégie européenne qui concerne la croissance et l’emploi, pour faire suite à la stratégie de Lisbonne, devrait être basée sur le passage à une économie éco-performante. Les industries vertes et les technologies aux ressources efficaces, seront les pierres angulaires de la croissance européenne et de la création d’emplois dans les années à venir » a résumé Andreas Carlgren, ministre de l’Environnement.
Conclusion des débats : la stratégie devrait se concentrer de façon claire sur la recherche, l'innovation, le développement et la création de nouveaux produits et services.
Lors du Conseil, les ministres ont discuté aussi de la manière d’évaluer le prix des rejets de dioxyde de carbone en augmentant l’achat et la vente de droits d’émission mais aussi en imposant le CO2.
10:35 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croissance verte


