mardi, 30 juin 2009
La Banque mondiale peaufine sa stratégie pour aider les villes face au changement climatique
Réunie pendant trois jours à Marseille pour son Symposium mondial de recherche urbaine, la Banque mondiale a planché sur sa stratégie pour aider les villes à faire face au changement climatique.
Les villes, risques et atouts
Forte du plan stratégique sur le changement climatique et le développement adopté à la fin de l'année 2008, la Banque mondiale se voit comme un acteur majeure dans ce domaine, en particulier parce que la moitié de la population de la planète vit dans les villes.
Pour la Banque mondiale, les villes sont à la fois les plus exposées aux effets du changement climatique mais aussi les mieux à même d'y répondre en inventant de nouveaux styles de vie.
Le Symposium de Marseille, où plusieurs centaines d'experts étaient réunis, avait pour objectif d'approfondir les thèmes majeurs (infrastructures, planification urbaine, gestion de l'eau et de l'énergie, gestion des risques) qui figureront dans le prochain document stratégique que publiera la Banque mondiale à l'automne.
17:46 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'Inde insiste sur le transfert de technologies
Pour l'Inde, un des problèmes cruciaux auxquels sont confrontés les pays en développement pour faire face au changement climatique est le développement de technologies propres et la mise au point de mécanismes de transfert de technologies du Nord vers le Sud.
L'Inde organisera d'ailleurs un colloque en octobre à New Delhi sur le sujet avec l'ONU.
Un des principaux objectifs de la conférence sera de tenter d'élaborer un mécanisme de transferts de technologie vers les pays en développement.
Et le nucléaire ?
Ces transferts concernent bien entendu les énergies vertes classiques telles que le solaire, l'éolien, la biomasse.
"Mais nous devons également nous pencher sur le champ d'application de l'énergie nucléaire ", a expliqué récemment Prodipto Ghosh, président de la FICCI, un groupe de travail sur le changement climatique.
17:15 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Hèlène Pelosse nommée à la tête de l'Institut internatonal pour les énergies renouvelables
C'est la Française Hélène Pelosse qui dirigera l'Institut international pour les énergies renouvelables (Irena), dont le siège est à Abou Dhabi.
L'Irena regroupe à ce jour 136 pays et devra favoriser une transition mondiale rapide vers les énergies issues du vent, de l'eau ou du soleil, au détriment du pétrole, du gaz ou du charbon, gros émetteurs de gaz à effet de serre responsables du changement climatique.
Un rôle important à jouer
L'Institut aura un rôle important à jouer dans le transfert des technologies des énergies vertes vers les pays les plus pauvres, un sujet majeur pour parvenir à un accord au prochain sommet de Copenhague sur le climat.
Agée de 39 ans, Hélène Pelosse était depuis 2007 directrice-adjointe du cabinet du ministre français du Développement durable, de l'énergie et du climat Jean-Louis Borloo, et sa conseillère diplomatique pour les négociations internationales en faveur du climat.
Lors de la présidence française de l'Union européenne en 2008, elle a participé activement aux négociations du "paquet énergie/climat", en particulier celles sur la directive Energies renouvelables -qui vise un objectif de 20% de renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020.
Plusieurs grands pays n'ont pas adhéré à l'Irena : la Chine, le Brésil ou le Mexique, ainsi que la Russie et le Canada.
16:52 Publié dans energies renouvelables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les Français plutôt favorables à la taxe carbone
La Fondation Nicolas Hulot a sondé les Français pour connaître leur avis sur une éventuelle contribution climat énergie (ou taxe carbone) dont le principe doit être discuté à partir de jeudi.
Résultat : 54% se disent peu ou mal informés sur le lien entre consommation d'énergie et réchauffement climatique et 77% s'estiment mal informés sur la taxe elle-même.
Mais quand on leur donne un minimum d'explications, 66% des interviewés sont pour.
16:40 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : taxe, carbone
Nicolas Hulot demande une contribution climat-énergie pour préparer Copenhague
Nicolas Hulot, président de la Fondation qui porte son nom, vient de co-signer une tribune publiée par le journal Les Echos dans lequel il demande la mise en place en France d'une contribution énergie-climat pour préparer le sommet de Copenhague, en décembre.
Une prise de position qui intervient deux jours avant la tenue d'une conférence d'experts sur la question.
Un rôle déterminant
Il écrit notamment : "Une course contre la montre est engagée face au dérèglement de la machine climatique. Les faits sont là, non négociables : pour vivre demain dans un monde en paix, il nous faut inverser la tendance de nos émissions de gaz à effet de serre dans les cinq prochaines années."
Rappelant les engagements de l'Europe dans la lutte contre le changement climatique, Hulot souligne que la France "a un rôle déterminant à jouer".
Il affirme notamment : "En donnant à tous le signal que le prix de l'énergie va augmenter régulièrement et, en donnant un prix aux émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs diffus, la contribution climat-énergie constitue un levier d'innovation technologique et de changement des comportements indispensable."
Le texte est signé de Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, Alain Grandjean, Patrick Criqui, Jean-Marc Jancovici et Dominique Bourg, membres du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.
14:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 29 juin 2009
Réunion informelle de ministres au Groenland
Une rencontre informelle d'une trentaine de ministres de l'Environnement ou du Climat débutera demain à Ilulissat, au Groenland.
Echanger librement
Elle est destinée à "échanger librement les points de vue et aller plus loin dans les réflexions que dans d'autres arènes", comme celle des Nations unies, selon la ministre danoise du Climat, Connie Hedegaard, dont le pays sera l'hôte du sommet de l'ONU sur le climat en décembre.
Les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, le Japon, l'Inde et le Brésil, sont attendus à cette réunion de quatre jours qui a lieu dans le cadre du "Dialogue du Groenland", des rendez-vous annuels sur le climat mis en place à l'initiative du Danemark en 2005.
Seule la Chine a décliné l'invitation, sans avancer de raisons, peut-être à cause de la visite du dalaï lama au Danemark en mai dernier.
Des pays pauvres d'Afrique comme le Soudan, la Tanzanie et le Mali, ont également été invités.
18:25 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le Premier ministre australien cite en exemple le projet de loi américain sur le climat
La semaine dernière, l'examen du projet gouvernemental australien a été retardé jusqu'au mois d'août.
L'opposition estime que ce plan minimise les coûts qu'il induira sur l'économie et les consommateurs alors qu'il en surestime les avantages environnementaux.
14:18 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Obama s'attend à un débat ardu au Sénat
Tout en estimant que l'adoption du projet de loi sur le climat par la Chambre des représentants était "une extraordinaire première étape", le président Barack Obama à indiqué s'attendre à des difficultés lors de l'examen du texte devant le Sénat.
Le peuple américain a évolué
Dans un entretien accordé au New York Times, au Los Angeles Times et au Washington Post, il a pronostiqué que le projet de loi allait devoir "suivre un difficile chemin devant le Sénat et qu'il faudrait négocier des compromis pour obtenir le nombre de voix nécessaires."
Obama a également accusé les Républicains d'en être restés aux débats des années 90 sur l'énergie alors que le peuple américain "est allé de l'avant" concernant les préoccupations sur le changement climatique et l'espoir mis dans l'énergie renouvelable.
Enfin, le président américain a rejeté l'idée d'appliquer des sanctions commerciales à l'égard des pays qui ne parviendraient pas à faire baisser leurs émissions de gaz à effet de serre.
"A un moment où l'économie mondiale est encore dans une profonde récession, et où nous avons constaté une baisse significative du commerce mondial, je pense que nous devons être très prudents sur l'envoi de signaux de toute forme de protectionnisme. Je pense qu'il y a d'autres façons de faire par une approche tarifaire" , a-t-il indiqué.
13:01 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama
dimanche, 28 juin 2009
Hopenhagen : quand la pub se met au service de l'ONU pour mobiliser l'opinion mondiale
Les Nations Unies, l'Association Internationale de la Publicité (AIP) et une coalition formée par quelques-unes des plus grandes agences de presse, de marketing et de publicité au monde ont lancé Hopenhagen, un mouvement destiné à permettre aux citoyens du monde de s'engager.
Une alliance pour peser sur les dirigeants du monde
Objectif : susciter un mouvement mondial de l'opinion pour que le sommet de Copenhague sur le climat soit une réussite.
"Les dirigeants du monde entiers se réuniront en décembre à l'occasion de la Conférence internationale sur les changements climatiques de Copenhague et chaque citoyen du monde a un rôle à jouer dans l'issue de cette rencontre. L'heure est venue de conclure une alliance. Un mouvement mondial, fédérateur de vrais changements, s'impose", a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.
"La collaboration des plus grandes agences mondiales en vue de l'élaboration de cette campagne pour les Nations Unies est sans précédent et témoigne de l'importance qu'accorde le secteur à la nécessité d'agir pour faire face au changement climatique", a souligné Michael Lee, directeur général de l'AIP.
De l'ignorance à l'action
La campagne mettra l'accent sur la nécessité d'évoluer d'une situation où l'ignorance et l'indifférence dominent pour aller vers un comportement où chacun agit pour créer une nouvelle réalité.
Parmi les agences de communication qui se sont investies à divers titres dans la campagne Hopenhagen figurent : Dentsu ; Havas, représenté par Euro RSCG et MPG ; Interpublic Group, représenté par McCann Worldgroup, R/GA et Draftfcb ; MDC Partners, représenté par Colle+McVoy ; Omnicom, représenté par Ketchum, Interbrand et Tribal DDB ; Publicis Groupe, représenté par Digitas et Saatchi & Saatchi S ; WPP, représenté par Ogilvy & Mather.
12:57 Publié dans initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 27 juin 2009
USA : les écologistes saluent le vote de la loi
Al Gore, l'écolo le plus célèbre des USA, salue avec enthousiasme le vote de la loi sur le climat par la Chambre des représentants.
"Nous vivons un moment extraordinaire, avec une occasion historique de faire face à l'un des défis les plus dangereux pour le monde", estime le co-lauréat du prix Nobel de la Paix par la voix de "Alliance for Climate Protection" qu'il préside.
"Historique" pour les écolos
La tonalité est un peu moins lyrique chez les autres défenseurs de l'environnement américains même s'ils estiment tous qu'un tournant a été pris.
"Avec ce vote historique, le Congrès a fait le premier pas vers une véritable révolution énergétique", déclare Carl Pope, le directeur du Sierra Club, plus grande organisation environnementale américaine.
Et il ajoute : "Bien qu'imparfait, ce projet de loi fixe un ensemble de buts que l'Amérique doit atteindre et dépasser", jugeant que "la réalisation la plus importante de ce texte est de mettre les Etats-Unis sur une trajectoire de réduction de ses émissions carboniques de 80% d'ici 2050".
Les patrons voient rouge
Appréciation plus critique pour l'organisation humanitaire Oxfam America : "Alors qu'il y a des insuffisances troublantes dans le texte, il a débuté le processus essentiel (...) devant nous mener à la production énergétique propre. Ce projet de loi répond aussi aux besoins des communautés les plus vulnérables contre les conséquences du changement climatique".
En revanche, l'US Chamber of Commerce, la plus grande organisation patronale américaine avec plus de trois millions d'entreprises membres, voit rouge : "La dernière chose dont le pays a besoin est de 1 400 nouvelles réglementations détruisant des emplois".
L'organisation prédit même l'Apocalypse économique avec une réduction du PIB de 730 milliards $ en 2050 et la perte de 2,3 à trois millions d'emplois.
11:21 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, usa, écolos, obama


