mercredi, 02 décembre 2009
Climat : la FAO plaide pour l'agriculture
Les pratiques culturales qui capturent le carbone et le stockent dans les sols agricoles offrent quelques-unes des options les plus prometteuses pour une action précoce, efficace et à coût réduit pour lutter contre le changement climatique dans les pays en développement.
De plus, ces pratiques contribuent à la sécurité alimentaire, conclut un rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié hier.
L'agriculture marginalisée à Copenhague ?
Selon ce rapport préparé pour le Sommet de Copenhague, il est regrettable que l'agriculture ait été largement exclue des mécanismes principaux de financement en matière de climat qui doivent faire l'objet de discussions.
L'agriculture ne souffre pas seulement des conséquences du changement climatique, elle est également responsable de 14% des émissions globales de gaz à effet de serre.
Mais elle a le potentiel de constituer une partie importante de la solution, grâce à l'atténuation (réduction et/ou élimination) d'un volume significatif d'émissions globales.
Quelque 70% de son potentiel de réduction des émissions pourraient être réalisé dans les pays en développement à condition de bénéficier des financements adaptés, selon le rapport.
Menaces sur la production alimentaire
Dans ce rapport, la FAO indique que la production alimentaire devra augmenter de 70% pour nourrir les 2,3 milliards de bouches supplémentaires d'ici à 2050.
Le changement climatique menace la production agricole à cause des températures plus élevées, des modifications du cycle des pluies et des sécheresses et des inondations plus fréquentes, notamment dans les régions qui sont déjà sujettes à des catastrophes naturelles dues au climat.
Adopter de nouvelles pratiques culturales
Certaines pratiques culturales, y compris celles de l'agriculture bio et de conservation, capturent le carbone et le stockent dans le sol.
Elles comprennent peu ou pas de labour, l'utilisation des résidus pour le compostage ou le paillage, le recours à des cultures pérennes pour couvrir les sols, le réensemencement ou l'amélioration de la gestion des pâturages dans les prairies et l'agroforesterie qui allie cultures et arbres.
L'idée est de déranger le moins possible le sol, de le garder couvert, de mélanger et de procéder à la rotation des cultures afin que le carbone soit puisé de l'atmosphère et stocké dans les sols et la végétation.
Près de 90% du potentiel de l'agriculture de réduction ou d'élimination des émissions de l'atmosphère proviennent de telles pratiques.
Outre la séquestration du carbone par les sols, l'utilisation plus efficace des fertilisants et une meilleure gestion des systèmes de bétail sont également des options prometteuses qui renforcent la réduction ou l'élimination des émissions.
Nombre de ces activités peuvent aussi réduire la déforestation et la dégradation des forêts du fait des gains de productivité associés. Cela signifie que de la nourriture supplémentaire peut être produite sans l'intrusion de l'agriculture dans les forêts.
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mercredi, 25 novembre 2009
La gestion intensive des sols laisse l'Europe sans puits de carbone
Près de la moitié des émissions de gaz carbonique (CO2) résultant de l’activité humaine s’accumule dans l’atmosphère et contribue ainsi au réchauffement climatique.
Le reste est stocké dans les océans et les écosystèmes terrestres tels que les forêts ou les prairies : ce sont les puits de carbone.
Les puits de carbone surestimés en Europe
« Les écosystèmes terrestres et aquatiques nous offrent ainsi un rabais de 50% sur le réchauffement climatique et leur gestion constitue l’un des principaux outils pour atténuer l’évolution du climat, explique Philippe Ciais, directeur adjoint du Laboratoire dres sciences du climat et de l'environnement. Cependant, l’inventaire détaillé des puits et sources des trois principaux gaz à effet de serre (CO2, méthane, oxyde nitreux) révèle que, pour le continent européen, ce rabais n’est peut-être pas aussi important que cela. »
En effet, une étude réalisée par une équipe internationale comprenant plusieurs chercheurs du LSCE (CEA,CNRS et université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), fournit le premier bilan des flux de gaz à effet de serre échangés entre l’atmosphère et le continent européen.
Cette équipe a été capable d’améliorer des bilans précédents en produisant deux estimations indépendantes. La première est basée sur des mesures directes des flux de gaz à effet de serre à l’échelle de parcelles, qui sont ensuite combinées à des modèles de fonctionnement de la biosphère.
La seconde, qualifiée d’approche inverse, consiste à déduire les emplacements de puits et de sources de carbone des différences de mesures de concentration en des points distincts du globe.
Ce nouvel inventaire confirme l’existence d’un important puits de carbone dans les forêts et prairies européennes qui compense environ 15% des émissions associées à la combustion d’énergies fossiles.
L'agriculture intensive en accusation
« Cependant, ils émettent de l’oxyde nitreux via la fertilisation des prairies et des cultures ainsi que du méthane provenant des tourbières ou de la fermentation entérique des ruminants », poursuit Philippe Ciais.
L’inventaire réalisé révèle que les émissions de méthane et d’oxyde nitreux compensent presque entièrement le puits biosphérique de CO2, laissant aux écosystèmes terrestres d’Europe la capacité d’absorber seulement l’équivalent de 2% des émissions domestiques, industrielles et dues au transport.
Modifier les pratiques agricoles
« Nos recherches suggèrent que la réduction des émissions de méthane et d’oxyde nitreux liées à la gestion des terres doit être une priorité si l’on veut que les écosystèmes terrestres d’Europe contribuent davantage à atténuer le réchauffement climatique », conclut Philippe Ciais.
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vendredi, 06 novembre 2009
Selon la FAO, l'agriculture peut jouer un rôle majeur contre le changement climatique
L'agriculture peut offrir une partie importante de la solution au changement climatique grâce à sa capacité d'atténuation (réduction et/ou élimination) d'un volume important des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié jeudi.
Mieux gérer les terres cultivées et restaurer les sols dégradés
Les options techniques les plus importantes pour que l'agriculture contribue à l'atténuation du changement climatique sont l'amélioration de la gestion des terres cultivées et des pâturages et la restauration biologique des sols et des terres dégradées.
Près de 90% du potentiel technique d'atténuation de l'agriculture provient de la séquestration du carbone par les sols. Il s'agit notamment d'accroître dans les sols les niveaux de matières biologiques dont le carbone est le principal composant.
Cela peut se traduire par une meilleure teneur en nutriments végétaux, par l'augmentation de la capacité de rétention de l'eau et par une meilleure structure, le tout débouchant sur des rendements plus élevés et une plus grande résilience.
Autres techniques : la réduction du labourage, l'utilisation des résidus pour le compostage ou le paillage, l'utilisation de cultures pérennes pour la couverture des sols, le ré-ensemencement et l'amélioration de la gestion des pâturages dans les prairies.
Prudence pour la production de biocarburants
Selon la FAO, la production de biocarburants offre une alternative propre aux carburants fossiles mais elle peut rivaliser avec la production alimentaire en privant celle-ci d'une partie des ressources en terre et en eau dont elle aurait besoin.
La restauration biologique des sols permet une plus grande capacité de séquestration du carbone, mais elle peut entraîner une réduction des terres disponibles pour la production alimentaire. La restauration des parcours peut améliorer la séquestration du carbone lorsqu'on limite le nombre des têtes de bétail, mais elle réduit à court terme les revenus des bergers.
Certains compromis peuvent être gérés par des mesures d'amélioration de l'efficacité ou par le versement de primes ou de compensations.
De nombreux obstacles à lever
La plupart des options techniques d'atténuation sont disponibles et peuvent être immédiatement déployées. Mais bien qu'avec le temps elles génèrent souvent des avantages positifs, elles impliquent des coûts significatifs.
D'autres obstacles - notamment les droits de propriété incertains et le manque d'information, d'assistance technique et d'accès aux semences et fertilisants appropriés - doivent être également surmontés.
Le rapport fait état de mécanismes de financement qui pourraient débloquer les avantages potentiels de l'agriculture pour l'atténuation du changement climatique, la sécurité alimentaire et le développement agricole.
Une gamme d'options de financement - public, public-privé et marchés du carbone - font actuellement l'objet de négociations en vue d'initiatives d'atténuation du changement climatique dans les pays en développement.
Elles pourraient constituer des sources de financement pour les initiatives d'atténuation par l'agriculture, selon le rapport, tout comme pourrait faire l'affaire un Fonds international dédié au soutien de l'atténuation par l'agriculture dans les pays en développement et à la coordination des financements provenant de l'aide publique au développement de l'agriculture.
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vendredi, 02 octobre 2009
Selon la FAO, l'avenir de l'agriculture sera subordonné au changement climatique
Les régions les plus pauvres ayant les niveaux les plus élevés de faim chronique seront vraisemblablement les plus touchées par le changement climatique selon une étude qui vient d'être publiée.
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mercredi, 23 septembre 2009
En 2050, l'agriculture mondiale devra nourrir 2,3 milliards de bouches de plus
Selon un rapport diffusé aujourd'hui par la FAO, l'agriculture mondiale doit relever des défis de taille : augmenter la production alimentaire de 70% pour nourrir 2,3 milliards de personnes de plus d'ici à 2050, intensifier la lutte contre la pauvreté et la faim, utiliser plus efficacement les ressources naturelles qui s'amenuisent et s'adapter au changement climatique
11:53 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fao, agriculture


